chansons

Skirting on the Surface

Inspiration : 1997-2005 ?
Travail en studio : 30 septembre 2005
Premier live (Atoms for Peace) : 2 octobre 2009 (EchoPlex, Los Angeles)
Premier live (Radiohead) : 5 mars 2012 (Dallas)

Skirting on the Surface une chanson mélancolique qui parle de la fragilité de la vie. On y retrouve le thème de la fascination pour la noyade, le plongeon dans le fond d’un abîme liquide et sombre (voir No Surprises, Arpeggi, la vidéo d’Harrowdown Hill).
On pouvait penser qu’il s’agissait d’une chanson de Radiohead, puisqu’elle a été écrite à cette époque, mais pourtant ce n’est pas le groupe qui l’interprétera en premier, mais Thom Yorke en concert avec son autre bande… en 2009. Finalement, en 2012, la chanson intègre les set-lists de Radiohead (peut-être pas assez « electronique » pour Atoms for Peace »?)

 

1997-1998
Le thème « skirting on the surface » (ou « skating on the surface ») était repérable dès l’époque OK Computer sur le site du groupe (mais dans un tout autre contexte) : http://archive.radiohead.com/Site2/rad029.html

hotel falling down.
people aware, but not that bothered, as they skate along the shifting surfaces, parisien, huge, blue, grey, metal shine. i am sitting at a table in a destroyed room pushing cocaine around it shines like tiny diamonds. we are smuggling it in white cake
caged birds accept each other.
but flight is what they long for.

 

1999 – 2000

A l’époque KID A, on trouvait toujours sur le site une variation des paroles, le « skating on the surface » avait disparu. (la parole commence d’ailleurs par un « but it got edited fuctup » :

http://www.radiohead.com/Archive/Site7/tt015.html

hotel falling down.
people aware but not that bothered.
parisien.
huge.
blue grey steel metal.
people casually avoiding large parts of the structure as it falls to earth.
sitting at a table pushing coke around it shines like tiny diamonds.

 

2004

en 2004, dans la partie « scrapbook » du site Radiohead.com, on trouve une page qui montre à quel point les paroles de « skirting on the surface » et de « bodysnatchers » sont liées :

 

30 septembre 2005

Le groupe poste sur le blog officiel le « dead air space » la photo d’un tableau avec des titres de chansons : celles qu’ils sont en train de travailler dans leurs séances d’enregistrement de septembre 2005. « Skirting on the Surface » en fait partie (15ème position).

firstblackboard

 

7 juillet 2008

Michael, le webmaster de citizen insane, tente de faire parler Ed à son sujet, mais il ne s’en souvient pas bien…

Michael: « Stuff like this, ‘Skirting On The Surface’… that’s old, isn’t it? ‘Skirting On The Surface’ goes back to OK Computer… because some lyrics appeared back then, on a website… »

Ed: « Right. Maybe, maybe. »

Michael: « Did you do it during Kid A? »

Ed: « No. »

Michael: « How old is it then? »

Ed: « I’m not sure. »

Michael: « Ok. But it’s old. (laughs)

— Ed O'Brien / 7 juillet 2008

2 octobre 2009

Cette chanson a été interprétée pour la 1re fois le 2 octobre 2009 lors du concert improvisé à l’EchoPlex de Los Angeles. Thom Yorke l’avait alors jouée alors qu’il n’était pas avec le groupe Radiohead, mais avec son « nouveau groupe » qui n’avait pas encore de nom (composé de lui-même, Flea, Nigel Godrich, Joey Waronker et Mauro Refosco).

 

Elle est rejouée le 5 octobre dans un concert à l’Orpheum, Los Angeles.

 

Le 15 avril 2010, Thom interprète la chanson une troisième fois lors d’un concert d’Atoms for Peace.

 

5 mars 2012

Le 5 mars 2012, la chanson a été interprétée sur scène par Radiohead à Dallas. Thom la présente toutefois comme une chanson qui n’est pas de Radiohead, mais la sienne…

 

Elle est rejouée par Radiohead le 6 mars et le 18 avril 2012, puis plus rien…

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4 Comments

  1. 25 mars 2011 at 21 h 26 min —

    Wahou ! Mais alors là big Wahouuuu ! Vraiment magnifique, une des plus belles que j’ai entendu… les paroles, l’air, la voix de Thom, le piano, tout est parfait, encore BRAVO !

  2. 16 mars 2012 at 16 h 57 min —

    Une superbe vidéo de Skirting on the Surface à Dallas 2012, centrée sur Thom mais d’une excellente qualité, que je viens juste de trouver et que je m’empresse de poster ici : http://www.youtube.com/watch?v=ZBwTQntjhqQ… Personnellement je crois que je pourrais donner tout TKOL juste pour le synthé à la fin de cette chanson. J’adore ces synthés mélancoliques sur les nouvelles chansons, sur Identikit aussi, et déjà sur Staircase… Pourvu que ça dure, car les synthés dans les early versions live ne survivent pas souvent sur les albums studio ensuite, j’ai l’impression… Enfin je sais pas.

    A l’heure où la première partie de la tournée se termine, je trouve qu’ils ont pas mal réussi ce qu’ils avaient dit, d’aller puiser dans leur catalogue les chansons qui colleraient le mieux avec celles de TKOL (sans omettre de jouer quelques classiques chaque soir pour ne pas frustrer les fans), mais par contre là où c’est peut-être un demi-échec pour eux c’est qu’on s’intéresse beaucoup plus en fait aux vieilles faces B et aux nouvelles chansons qu’à celles de TKOL finalement… Enfin je parle pour moi là, mais c’est aussi l’impression que j’ai d’après ce qui a été le plus commenté.

  3. 17 mars 2012 at 18 h 46 min —

    Cette chanson m’avait beaucoup touchée dans sa version solo et j’ai été un peu déçue qu’il ne l’ait pas gardée pour lui…mais dès son interprétation à l’EchoPlex il la reniait dans sa version trop mélancolique en commentant: « enough with that miserable crap »…Du coup c’est formidable qu’elle ait réussi à être réintégrée comme morceau de RH à part entière et ce cheminement est très caractéristique: cette chanson un brin morbide, brodant sur le tragique d’une existence dont on a l’impression qu’on restera en effet, jusqu’au bout, en surface, sans rien comprendre, sans rien vraiment commencer, voilà que la grâce de l’harmonie, du groupe, du don (live) lui fait prendre place dans la suite des morceaux dont la mélancolie est sublimée par la musique (I will, Pyramid Song, Where I end and you begin). De constat angoissant du néant sur lequel débouche peut-être la vie, ils ont fait une chanson de rédemption. C’est ça que j’aime profondément chez RH. J’espère qu’ils vont l’améliorer et qu’elle figurera quelque part.

  4. 18 mars 2012 at 22 h 16 min —

    cette magnifique chanson a toute sa place dans l’univers de TKOL.
    plus d’angoisse mais de la légèreté.
    il y quelques années je n’aurais pas compris ces nouveaux arrangements ni la danse inspirée de thom à la fin de la chanson, aujourd’hui ils prennent sens.

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