les membres du groupe et leur univers

Kristin Hersh/les Throwing Muses

pour plus de détails :plus de détails : [http://www.throwingmusic.com/ ->http://www.throwingmusic.com/%20]

Thom Yorke dans les Inrocks en juin 2001 :

 » A part les disques de Scott Walker, le Hip and Makers de Kristin hersh était le seul album que je pouvais écouter pendant que nous enregistrions The Bends. J’étais déjà un grand fan des Trowing Muses mais elle, c’était un génie et je peux totalement m’identifier à ses chansons. Elle a changé pour toujours ma façon d’écrire des chansons alors que je ne l’avais pourtant jamais rencontrée. J’adore son nouvel album Sunny Border Blue, j’aime le fait qu’elle mette toute sa merde dans ses chansons, pour que celle-ci n’empoisonne pas sa vie. C’est la raison pour laquelle moi aussi j’écris des chansons. »

Pas besoin d’en dire plus…
Et voici l’article consacré par ce magazine, à la demande de Thom, à Kristin Hersh : (juin 2001)

 » électrique brune

A la carrière tracée de pop-Star l’Américaine Kristin Hersh a préféré la companie des ombres et de quelques stars amies, de Mickael Stipe à Thom Yorke. Un parcours gourmand et fureteur dans les bas-côtés des musiques américaines, que l’ancienne chanteuse des Throwing Muses sillonne en Volvo break, avec famille et idées noires à l’arrière. Par Frédéric Valion. Kristin Hersh ne s’est jamais pardonné d’avoir, il y a 5 ans, mis un terme à l’aventure des Throwing Muses, le groupe qu’elle a fondé avec sa demi-soeur et quelques copains de fac au milieu des années 80. Le groupe devait cristalliser, en une poignée d’albums franchement effrayants publiés sur le très chic label 4AD, l’émergence d’une nouvelle scène punk américaine dont les Pixies, qui en incarnèrent la quintessencielle hétérogénéité, dépecèrent quelques années plus tard la carcasse. On achève bien les chevaux., mais pas ceux sur lesquels on a misé jusqu’à sa dernière chaussette.

Kristin Hersh : « Les Throwing Muses ne m’ont jamais autant manqués que depuis que j’ai abandonné tout espoir de reformer le groupe. Chaque fois que j’enregistre un disque, que je branche mes instruments, je pense à la façon dont les Muses l’auraient fait. Puis j’oublie, car je sais qu’il faudra que je me produise seule sur scène avec mes chansons. Alors je pousse les parties vocales et la guitare acoustique très en avant, pour que les gens ne soient pas trop déconcertés en venant m’écouter. »

Secoués par le départ de Tanya Donelly, partie former Belly, les Throwing Muses se séparèrent une première fois en 1992, après leur disque le plus ouvertement pop, The real Ramona. Pour se reformer immédiatement sous l’impulsion de Kristin Hersh, qui passera encore deux bonnes années au chevet du groupe avant de sortir son premier album solo, hips and Makers. Malgré le succès de ce disque, dopé par un duo magistral avec Mickaël Stipe, Kristin s’enferme médiatiquement dans le pavillon des hystéros castratrices (les violentes femmes ?) et attendra deux ans de plus avant de quitter définitivement les Throwing Muses.

Et deux années supplémentaires avant de publier son second album : « A l’époque de Limbo, le dernier disque des Throwing Muses, j’ai enfin compris que je pouvais traiter comme des associés ces chansons qui envahissaient ma tête depuis mes 14 ans. J’ai commencé à accepter ce phénomène sur lequel je n’ai jamais pu exercer aucun contrôle. Après la séparation du groupe, je n’ai rien pu écrire pendant deux ans. Pour la première fois de ma vie, j’étais parfaitement heureuse, seule au milieu du désert de Mojave avec ma petite famille. C’est à ce moment que mon mari m’a suggéré d’enregistrer ces chanson des Appalaches que me chantait mon père lorsque j’étais enfant. Des berceuses qui parlent toutes de mariage, de meurtre et de damnation ».

Originellement destiné à ne faire l’objet que d’une publication en ligne, Murder, misery ans then goodnight sort finalement (en édition ultra limitée) en 1998. Contre toute attente, il offre un juste éclairage sur le songwriting de l’Américaine, pétrifiant à force de noirceur assumée : parfaitement sinistres, ces comptines traditionnelles, joliment réarrangées, jettent bébé au fond du bois en espérant que le loup y soit. Mort de rire. L’album, dont les chansons datent pour la plupart du siècle dernier, contient en outre la matrice de tous les personnages, filles amères et fils de putes, qui peuplent la discographie de Kristin Hersh. Ceux que la chanteuse promène seule – ou presque – au fond de ses deux guitares sur tous les scènes que son Volvo break lui permet d’atteindre (…). »

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