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Un festival…des festivals!

– Aujourd’hui est projeté à Cannes le film de Lynne Ramsay, We need to talk about Kevin, dont Jonny Greenwood a écrit la musique. Aucun extrait disponible pour l’instant ne contient de musique, on ne peut donc pas juger mais d’après le sujet du film, c’est toujours pas là qu’on découvrira la face (profondément cachée derrière la mèche) boute-en-train du Jonny : une mère qui a tout sacrifié à l’éducation de son fils se remet en question après que le dit adolescent se soit révélé un monstre absolu (une saison inédite de Dexter ?). Ne comptez pas sur moi pour aller voir ça.

[http://www.lepoint.fr/cinema/festival-de-cannes-2011/we-need-to-talk-about-kevin-tres-vilain-garcon-12-05-2011-1329953_360.php->http://www.lepoint.fr/cinema/festival-de-cannes-2011/we-need-to-talk-about-kevin-tres-vilain-garcon-12-05-2011-1329953_360.php] 

– Les Inrocks ont sorti une compilation intitulée « Rock in the U.K » pleine de « découvertes et de raretés »(=snobineries à la Inrocks). Le titre de RH choisi (sur le 4e CD) est « Meeting in the aisle »(=snobinerie à la Inrocks, la preuve)

– Dans le très intéressant livre intitulé Live : une histoire du rock en public, qui vient de paraître aux éditions Le Mot et le Reste, vous pourrez lire une étude précise et pleine d’informations sur I might be wrong : Live recordings, le seul EP live de RH. On y apprend par exemple que les versions de « Like Spinning Plates » et « True Love waits » sont issues de concerts donnés aux Etats-Unis et non mentionnés comme tels sur la pochette pour minimiser les droits de diffusion. Ce livre va être la référence en France sur le sujet, c’est tout à fait passionnant.

– Comme le NME ne peut pas se passer de donner des nouvelles de Radiohead malgré le mutisme du groupe, il interroge maintenant tous ceux qui les ont approchés de près ou de loin (on attend avec impatience l’interview du coiffeur de Thom Yorke !).

Aujourd’hui c’est Wayne McGregor, le fameux chorégraphe du Royal Ballet, qui commente sa collaboration : il précise que, contrairement à ce que certains ont avancé, les mouvements de Thom Yorke ont été entièrement chorégraphiés, il ne s’agit pas d’une improvisation. Mais il s’est inspiré pour la chorégraphie du style naturel de Yorke en concert car il considère que c’est « vraiment un danseur incroyable ». Il a également révélé qu’il avait été contacté par Yorke avec lequel il partage des amis communs. Il est fort possible que l’ami commun soit Jack White des White Stripes car il a lui aussi participé à un ballet de McGregor via la musique qu’il a écrite avec Joby Talbot, Chroma.

« J’ai regardé les commentaires qui ont été faits à propos de la vidéo et j’ai trouvé que les débats étaient très intéressants. Tout ce qui tourne autour de l’authenticité de la danse – est-ce que c’est de la chorégraphie ou est-ce que c’est simplement quelqu’un qui danse au son de la musique-, c’est justement ça qui est au coeur de mon travail. »

Plus de mots, que le corps chantant et dansant ou agissant (distribuer des journaux), la promotion de TKOL s’est faite dans ce cadre radical, et ils s’y tiennent. A notre époque de blabla, c’est une position quasi subversive.

Alors, comme dit le Gladiator : « are you entertained ? »

Complément pour ceux qui s’intéressent à McGregor : son ballet Anatomie de la Sensation pour Francis Bacon, sur une musique de Mark Anthony Turnage, sera présenté à l’Opéra Bastille du 29 juin au 15 juillet.

Dans une émission de BBC4 dans laquelle il parlait surtout de son travail avec des militaires sur un ballet qui s’intitulera Life Exercise, il s’est exprimé sur ses recherches : il dit explorer les gestes qui révèlent comme une signature individuelle du corps, en particulier dans ses dysfonctionnements, dans les mouvements qui expriment le stress, les mécaniques que met en place le corps pour se protéger, les réactions corporelles instinctives (il s’agit d’un ballet où l’on voit des soldats réagir à des explosions). C’est lui qui chorégraphiera également des scènes pour les Jeux Olympiques 2012 et il ne veut surtout pas que les danseurs dansent ensemble de manière synchrone mais que s’exprime l’individualité dans chaque danse.

 

 

 

 

 

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