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Un des secrets dévoilé

Une semaine après la grande distribution de journaux à laquelle il a largement donné la main (100 000 exemplaires distribués dont 3000 à Londres), Stanley Donwood s’exprime à la fois sur le blog du NME et sur le sien pour expliquer comment lui est venue cette idée.

Il raconte qu’après être parti sur une fausse piste : l’Islande (Wall of Ice someone ?), Gerhard Richter, la peinture à l’huile, il s’est senti fortement déprimé par son manque de réussite et il a commencé à dessiner des bois et des forêts en écoutant la musique que Radiohead était en train de composer…et que ça l’a sauvé !

Quant au journal, il a été intéressé par l’effet du soleil sur un journal abandonné sur un banc, au même moment qu’un lot d’archives de publications anarchistes étaient livrées au studio de Radiohead (on peut penser que Thom, qui lit the New Internationalist, est celui qui avait envie de lire de vieux numéros de Internationalist Times). D’où une réflexion sur la matière du journal : vieillissant comme nos corps, mais gagnant aussi de la valeur avec l’âge. Ajoutez à cela la vision de tous ces journaux donnés largement dans les stations de métro et dans les gares…

 Un journal ne prétend pas être définitif ; sa parution ne signifie pas qu’il n’y aura rien de nouveau à attendre. C’est juste l’état des choses au moment où on l’écrit. Ils ne sont même pas conservés : la plupart finissent pas être recyclés pour faire d’autres journaux.

Comme il cherchait à faire quelque chose de très différent du packaging de In Rainbows, il a donc proposé cette idée :

« Après avoir longuement brassé les idées, après les habituelles réunions, conversations, essais, doutes, inquiétudes et peurs de l’inconnu, nous avons produit un journal de 36 pages tout en couleurs, grand format, qui sera présenté avec le disque « The King of Limbs ».

Et puis ensuite, pour pouvoir en distribuer dans les gares, ils en ont fait un autre : the Universal Sigh, un format tabloïde de 12 pages, utilisant une lithographie offset sur papier journal, exactement comme LA Weekly, London Lite ou The Daily Mail.

 « Peut-être qu’il a même été imprimé sur les mêmes machines que ces journaux. »

Stanley Donwood est bien conscient que le journal peut être vu comme une relique du passé à l’âge du numérique et du portable…Mais il souligne qu’

“il y a aussi un plaisir tactile, celui de l’encre sur les doigts, celui de tourner les pages, de froisser le papier. Le journal ne devient pas inutilisable quand il n’y a plus d’électricité. Il ne finit pas sur des rivages lointains, récupéré par des enfants exploités. Avec le temps, il se chiffonne lentement, jaunit, pâlit, et se désintègre…un peu comme nous. »

  Sources :

[http://www.slowlydownward.com/nonews.html->http://www.slowlydownward.com/nonews.html] 

[http://www.nme.com/blog/index.php?blog=146&p=10039&title=newspapers_are_a_tactile_pleasure_stanle&more=1&c=1->http://www.nme.com/blog/index.php?blog=146&p=10039&title=newspapers_are_a_tactile_pleasure_stanle&more=1&c=1] 

 

 

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