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Paris fête Radiohead et les World Apparts

octobre 1997, Le journal du dimanche.

 

de Carlos Gomez.
‘Paris fête Radiohead et World Aparts’
 
Au zénith hier, 8000 personnes ont célébré le rock vibrant et blème des surdoués de Radiohead. A Disneyland- Paris, une foule plus jeune encore hurlait son bonheur hystérique en découvrant son boys band préféré: les Worlds Apart. Aussi souriants, disponibles, et proprets que les cinq de Radiohead peuvent être paranos et un rien ternes.
Un monde sépare ces deux groupes, même si tous deux sont anglais, pointent parmi les meilleures ventes de disques et partagent la même maison d’édition centenaire: EMI (celle des Beatles et de Queen). EN France, déjà 200 000 exemplaires vendus pour le très beau Ok computer d’un Radiohead beaucoup moins prophète en son pays. Côté rock, le Royaume-Uni préfére l’Oasis des frères Gallagher. Radiohead est mené par Thom Yorke, trentenaire rouquin et faussement falot dont l’incroyable force d’interprétation rappelle celle d’un Brel. Hier, chacune de ses apparitions semblait être la dernière tant ce garçon aime donner de sa personne sur scène. "La scène je ne saurais m’en passer."
Au sein des Worlds Apart, on connaît le turn over, ce mouvement des personnels qui affecte les groupes artificiels, comprenez "montés après audition". Depuis sa création en 93, l’entreprise Worlds Apart a vu passer plus d’un imberbe dans ses rangs. Hier la nouveauté arrachait des cris stridents à la foule. On présentait la nouvelle recrue: Tom Fornara, 20 ans."Devenir un Worlds Apart n’est pas la pire chose qui puisse m’arriver", nous confie le nouveau venu, surexcité. Il sait que sa vie va radicalement changer et prévient ses fans: "je serai flatté d’être demandé en mariage, mais je suis encore trop jeune". Comment explique-t-il l’extravagante réussite des boys bands? "On donne du plaisir en communiquant avec bonne humeur des valeurs simples, comme l’amitié, la solidarité…" Au même moment au Zénith, Thom Yorke triomphait en chantant la dépression et le manque de confiance en soi. Le seul regret de Tim Fornara: "Être sur scène au même moment que Radiohead que j’adore".

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