chansons

Identikit

Premier live : 27 février 2012 (Miami)
Sortie sur album : 8 mai 2016 (A Moon Shaped Pool)

27 février 2012

Premier live de la chanson le 27 février 2012 à Miami :

Ed y fait les choeurs, et on l’entend assez clairement chanter pour une fois (surtout sur la toute première version !).

La chanson est régulièrement jouée lors de la tournée 2012

A partir de Nîmes (10 juillet 2012) , le refrain est clairement « breaking hearts make it rain » au lieu de « broken hearts ».

La technique du cut-up est visiblement appliquée ici : bribes de phrases, tournures idiomatiques mises en harmonie. Le titre « identikit » est une référence aux portait-robots.

 

8 mai 2016

La chanson figure sur le 9ème album du groupe, A Moon Shaped Pool

Throughout the album, the state of the world and the state of the singer’s heart shade into one another. “When I see you messing me around, I don’t want to know,” Mr. Yorke sings in “Identikit,” and whether he’s thinking about personal, political or corporate betrayal — or just about the way facial features can be interchanged and messed around with in a police Identi-Kit — is unclear, even after the Beatles-tinged chorus arrives: “Broken hearts make it rain.”
— NYTimes, 9 mai 2016, Jon Pareles

Nouveauté du merchandising 2016, un set de postcards, plutôt des cartons que de véritables cartes postales, d’ailleurs, avec les paroles des nouvelles chansons, et en arrière-plan… leur état liminaire ?

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30 Comments

  1. 1 mars 2012 at 23 h 40 min —

    « Identikit n’a jamais été jouée en live selon nos archives de concerts. » –> Petit souci d’archivage ?

  2. 2 mars 2012 at 13 h 05 min —

    léger souci d’indexation qui va être réglé !

  3. 2 mars 2012 at 16 h 48 min —

    Ha oui ! Toujours impeccables vos archives !

  4. 3 mars 2012 at 15 h 00 min —

    Si ça peut aider, je pense que Thom dit « This is all set on mankind » à la place de « this is all the wreck of mankind », enfin, c’est ce que j’entends 🙂

  5. 3 mars 2012 at 15 h 19 min —

    OK, c’est peut-être plutôt ça en effet: tu entends « broken hearts make it rain? » , je ne vois pas ce que ça voudrait dire… La mélodie et le rythme de cette chanson sont très bons je trouve (du reggae?), mais les paroles, on dirait un patchwork des « TY’s best quotes »! tous ses thèmes fétiches sans rapport entre eux?

  6. 4 mars 2012 at 11 h 58 min —

    J’avoue que le refrain, je ne comprends pas ce qu’il dit, on devine à peu près une syllabe, et il me semble qu’il dit deux phrases différentes… J’ai l’impression d’entendre « purple eyes »…
    Sinon, l’identikit est un logiciel de dessin pour faire des portraits-robot utilisé par la police américaine.

  7. 4 mars 2012 at 23 h 17 min —

    Ca serait « Pieces of a wreck of mankind that we can’t create » et « Broken hearts make it rain ». Vu sur la fanpage fb de Jonny.

  8. 5 mars 2012 at 5 h 04 min —

    La réponse est peut-être dans ta question :
    _ Ca peut poser la question voire critique de sa propre identité. Identité en kit ? Mise en abyme de son propre rôle, de la place où il est, où ils sont arrivés ? Est-ce un artiste ou un marchand de légumes ? Pourquoi être arrivé là où il est ? Est-ce juste un singe de plus dans l’Entertainment moderne ? Cela valait-il tous les sacrifices ? Crise de la quarantaine etc…?
    _ Il ne semble pas analyser quoi que se soit dans la chanson, je pense qu’il « dégueule » tout simplement.
    _ A l’auditeur de s’interroger sur le devenir du groupe. C’est une question qu’il se/nous pose. Stop ou encore ?

  9. 6 mars 2012 at 19 h 51 min —

    J’ai peut être trouvé un sens à cette chanson ! Par curiosité, je viens de regarder le documentaire « From the Sky Down » sur Achtung Baby de U2, et il y a une scène où Bono parle du look de rockstar qu’il s’est approprié en récupérant des accessoires « cools ».
    Il dit : « I took Lou Reed glasses, Jim Morrison pants and Elvis jacket, and a little bit of his hair. It was like an {{identikit }} rockstar… »

    En partant du principe que Thom aurait été inspiré par ce passage, la chanson serait une critique des stars médiatisées.

    « sweet-faced ones with nothing left inside » (>la star)
    « that we all can love, that we all can love, that we all can » (>le public)

    Je vous laisse faire la suite… 🙂
    Il y a juste « Broken hearts make it rain ? » que j’ai du mal à rattacher à cette hypothèse.
    Peut être qu’il parle des musiques traitant de rupture ou de chagrin d’amour qui font l’unanimité auprès du public.

  10. 6 mars 2012 at 20 h 58 min —

    je trouve personnellement la musicalité de cette chanson assez triste en tout cas…

  11. 7 mars 2012 at 19 h 03 min —

    Pour moi les paroles de cette chanson font sens, ce n’est pas qu’un collage hétéroclite de phrases sans rapport entre elles, un patchwork de ses thèmes fétiches ou un questionnement de sa propre identité comme ça a été dit. « Identikit » signifie tout simplement « portrait-robot », d’après la traduction qu’en donne le dictionnaire. Mais je ne pense pas qu’il s’agisse ici du portrait-robot de Thom Yorke, car en effet ça ne fonctionne pas quand on l’aborde comme ça. Moi j’y verrais plutôt l’idée générale que tout ce qu’on connaît des autres en définitive c’est leur portrait-robot, l’esquisse d’un être humain réduit à quelques-uns de ses traits caractéristiques derrière lesquels sa véritable identité nous échappe, tout ce qu’on connaît de l’autre c’est une image qu’on recompose, la représentation que l’on se fait de lui. C’est le thème de l’incommunicabilité fondamentale, l’autre à jamais inatteignable. Dans la sphère intime, cela donne Where I End And You Begin. Mais Identikit traite plutôt de ce thème dans la sphère sociale. Pour moi c’est une chanson là-dessus, sur l’hypocrisie sociale et l’incommunicabilité entre les êtres. Une chanson sur les masques. Sur la tension, la contradiction qu’il y a entre « société » et « humanité », quand les impératifs d’une sociabilité lisse et convenue, qui sont sans doute nécessaires pour « faire société », sont en même temps des obstacles qui empêchent de pouvoir vraiment « faire humanité ». Car des véritables relations humaines, ce serait autre chose que ces relations sociales de surface. Des masques qui parlent à d’autres masques, c’est ça la société bien civilisée, c’est ça le jeu de dupes qu’on nous demande de jouer. Je vais tenter d’expliciter, texte à l’appui.

    La partie que chante Ed, d’une voix grave et dans une répétition lancinante, exprime le désir profond qu’on a au fond de nous-même de pouvoir atteindre l’autre par-delà ces barrières, de le connaître vraiment, de voir derrière son masque ({I want to see you and I need to}). Mais Thom chante constamment par-dessus, comme si il essayait de faire taire ce désir inconscient et inconsidéré, de recouvrir cette petite voix intérieure qui ne se résout pas à être « seuls ensemble ». C’est presque comme une lutte entre leurs deux voix, et celle de Thom incarne ici en quelque sorte le surmoi social, cette injonction sournoise permanente, plus ou moins intériorisée, qui nous dit de jouer le jeu bien gentiment. D’être toujours poli et souriant en public, quitte à se nier soi-même, à nier ce qu’on est à l’intérieur, mais surtout rester agréable et « aimable » de tous en toutes circonstances ({sweet-faced ones with nothing left inside, that we all can love, that we all can love}). Et de ne pas emmerder les gens, de ne pas les importuner et les enquiquiner avec ce qu’ils ne veulent pas savoir ({when I see you messing me around,
    I don’t want to know, I don’t want to know}). Car on ne doit pas plomber l’atmosphère parce qu’on a soi-même le coeur lourd, ce serait très mal vu. {Broken hearts make it rain}, personne ne semble comprendre ce que pourrait bien vouloir dire cette phrase ni comment la rattacher au reste de la chanson. Mais pour moi (sous réserve que ce soit bien ce qu’il dit), c’est une tournure poétique qui fait image tout de suite, et qui est riche d’un double-sens. {Broken hearts make it rain}, ça veut d’abord dire que le monde extérieur est à l’image de ce qu’on ressent intérieurement. Mais dans la lecture que je fais de cette chanson, {broken hearts make it rain} c’est juste une façon métaphorique de dire que les gens qui vont mal plombent l’atmosphère, pourrissent l’ambiance, gâchent la fête. Et c’est un reproche qui leur est adressé, la manière dont Thom le répète sonne vraiment comme un reproche. Car il chante toute cette première partie de la chanson avec une sorte d’ironie amère, selon moi, il fait le constat de cette injonction sociale à rester bien tranquille derrière son masque et à ne rien montrer, mais il ne l’approuve pas. Et dans la seconde partie il déplore même carrément que tout ce jeu de rôles, ce jeu des apparences et des distances convenables à respecter en société, ne serve au fond qu’à pallier l’humanité qu’on ne parvient pas à créer ({this is all the wreck of mankind that you can’t create}), et qu’on ne soit au final que les morceaux épars du naufrage de cette humanité qu’on ne parvient pas à former ({pieces of a wreck of mankind that we can’t create}). On est en société, on est seuls ensemble, des masques qui parlent à d’autres masques, des portraits-robots.

    J’entends tout ça dans cette chanson, j’y projette tout ça. Alors « the haters will hate », je sais, j’entends déjà d’ici les soupirs agacés m’accusant de projection personnelle, sur-interprétation excessive, explicitation abusive, erreurs de transcription ou de traduction, et je ne sais quoi d’autre encore. Et bien évidemment, toute interprétation est une projection, pour autant toute projection ne donne pas forcément une mauvaise interprétation. Mais de toute façon je l’écris ici sans aucune volonté de convaincre que ma lecture serait la bonne, c’est juste mon interprétation et je ne vois pas au nom de quoi je n’aurais pas le droit de l’écrire, c’est tout. Car personne n’a le droit de faire taire personne, que ça vous plaise ou non.

  12. 7 mars 2012 at 21 h 22 min —

    … « il dégueule » c’est exactement ce que j’entends! Thom le fait…mais (vocalement et musicalement) fort « joliment » (:o):ce que je trouve génial). Donnant je pense, à tout à chacun libre court à sa perception de ses interrogatons diverses sur tout (le monde?) et rien (notre « poussière » de place et résultat d’action dans l’humanité? = vive la possibilité de partager nos questions relatives à ce titre!

  13. 7 mars 2012 at 21 h 49 min —

    (p.s:) un « dégobillis » d’épuisement de ras de bol?

  14. 8 mars 2012 at 13 h 10 min —

    “Instruments utilisés :
    – Thom Yorke : Oreillettes / Chant / pantalon rouge skinny”

    Depuis quand un pantalon est un instrument de musique? 😉

    Sinon, pour être plus précis, ce ne sont pas des oreillettes, mais ce qu’on appelle soit des ear-monitors (si il a du son dedans) soit des ear-plugs (si ce sont juste des protections auditives). Dans ce cas là, je pencherai plus pour ear-monitors.

  15. 8 mars 2012 at 13 h 24 min —

    @actor : Effectivement c’est très certainement le retour-son qu’il a dans les oreilles. Ce n’est pas le seul d’ailleurs ils l’ont tous il me semble (faudrait vérifier pour Jonny quand même…)

  16. 8 mars 2012 at 13 h 28 min —

    @Metelkova. Je trouve ton interprétation de cette chanson passionnante, c’est clair, limpide, remarquablement bien argumenté et écrit. Mais pour moi le dernier paragraphe est de trop, ceci dit sans animosité, tu as le droit de l’écrire, j’aimerai seulement pointer du doigt ce que certains, et moi en particulier, te reprochent:
    Ce côté « Calimero » que tu crois devoir endosser, cette « parano » qui vient ternir tes interventions souvent lumineuses.
    Ton retour est bienvenu pour peu que tu veuilles bien laisser ta « coquille d’œuf » au vestiaire.
    😉

  17. 8 mars 2012 at 14 h 45 min —

    ok avec The thief, ton explication de texte m’a beaucoup émue metelkova, comme j’avais également été très émue par ton top ten (je crois) il y a quelque semaine… toujours si sensible et puis les vidéos de Miami te donnent raison à mon sens, il y a quelque chose d’incroyable chez ce type… il a le langage universel, le seul chanteur de pentecôte
    j’avais demandé ici si quelqu’un avait compris ce texte, tout le monde était dans le flou, mais ce que tu es arrivée à exprimer-là, c’était évident en le regardant, juste en le voyant bouger… oui, bon, j’arrête.:)

    Au plaisir de te lire en décortiquer une autre.

  18. 8 mars 2012 at 14 h 47 min —

    J’ai décidé de rajouter le pantalon rouge dans la liste des instruments, tout en sachant que c’était un peu discutable, mais ça me fait marrer de toujours le voir porter ça !
    Sinon, je vais me pencher sur cette histoire d' »oreillettes » ! merci !

  19. 8 mars 2012 at 15 h 26 min —

    Je rejoins totalement The thief sur son dernier message. J’ai été totalement convaincu par l’analyse de metelkova sur cette chanson et j’ai pris beaucoup de plaisir à lire le post en entier, ça me semble creusé, approfondi, réfléchi et très bien argumenté, ça sent même le vécu, bref tout colle, c’est bien possible que ce soit le message qu’ait voulu faire passer TY … Quel dommage que ces 8 dernières lignes viennent tout gâcher ! Quelle insolence de terminer son post par « que ça vous plaise ou non »… Il suffit d’écrire ce qu’on a à dire pour dialoguer, pas de forcer le passage et d’éclabousser tout le monde. On ne peut pas à la fois réclamer la liberté de parole et couper court à tout dialogue ou critique en montrant un tel mépris pour ses éventuels contradicteurs.
    Bref, ce morceau est excellent !

  20. 8 mars 2012 at 16 h 46 min —

    @loïc : Il y a un contexte qui explique ce dernier paragraphe et cette dernière phrase, qui était peut-être de trop je l’admets, mais j’ai un don particulier pour me tirer des balles dans le pied. Ce contexte c’est qu’il y a quelques semaines à peine, un certain nombre de personnes ici m’ont signifié très clairement que je n’étais plus la bienvenue sur ce site dont j’avais tendance à plomber l’ambiance, en gros. Ceci explique cela, et ceci me semblait devoir empêcher ces mêmes personnes de lire mon interprétation sans y voir une projection personnelle abusive de ma part. Mais je ne veux vraiment pas qu’on reparle de « mon cas » ici, s’il vous plaît. J’ai décidé d’écrire cette interprétation car il se trouve que j’en avais une, c’est tout, je voyais dans ce texte des choses qui me semblait-il méritaient d’être proposées. Mais au moment de terminer je n’en étais plus si sûre. En tout cas je ne l’ai pas écrite pour signer mon retour. Mais ça me fait très plaisir que mon interprétation soit comprise et appréciée, indépendamment de moi.

  21. 8 mars 2012 at 16 h 59 min —

    Excellente analyse, en effet, et écrite avec talent. Et c’est justement parce que « ça sent le vécu » que les posts de Metelkova sont toujours intéressants, et parce qu’ils ne mentent pas.
    Ce post a d’ailleurs une raisonnance particulière et il montre bien que si certaines personnes
    arrivent à faire semblant, d’autres ne le peuvent pas dans certaines circonstances.
    On peut parfois être bouffé par la vie, par le monde, par les autres, mais on ne peut pas
    en plus nous demander de perdre notre identité, notre intégrité et nier notre moi……

  22. 8 mars 2012 at 17 h 05 min —

    (Grosse coquille de ma part : raisonnance >>> résonnance)

  23. 11 mars 2012 at 11 h 59 min —

    Thom Yorke introduisant Identikit lors du concert de St.Louis: « This is a new song we’re into. It’s called Identikit. I have no idea what it means or what it’s about or anything like that. »

    La Pentecôte, c’est quand chacun croit entendre parler dans sa langue…et c’est du très bon songwriting. Toutes les chansons qui nous accompagnent ont été écrites pour nous, non? Je me suis repassée Hurt chantée par Johnny Cash hier soir, tous les mots parlaient de moi qui n’en trouvais plus d’autres.

  24. 11 mars 2012 at 17 h 19 min —

    La vidéo intégrée sur la page du concert de St Louis est probablement la meilleure captation d’Identikit que j’ai vue jusqu’ici (mais je n’ai pas regardé grand chose à part les nouvelles chansons, faut dire que le coeur n’y est plus trop en ce moment…). Mais je suis quand même contente de remarquer que les paroles, qu’on entend très distinctement dans cette vidéo, sont bien celles sur lesquelles j’avais fondé mon interprétation (et justement valérie, je n’ai jamais prétendu que c’était autre chose qu’une interprétation personnelle, et aussi sans doute une tentative pour moi de me reconnecter émotionnellement avec Radiohead à ma façon…).

  25. 9 juin 2012 at 17 h 14 min —

    Metelkova, quelle virtuosité, quelle sensibilité, j’aime tout simplement ce que tu exprimes!
    et je ne retiens que ça!!!

  26. StreetSpirit1981
    2 juin 2016 at 20 h 17 min —

    Tout au début et dans les choeurs, ils disent  » a moon shaped pool  » ou j’ai mal entendu?

    • HiddenAMK
      24 juin 2016 at 15 h 34 min —

      T’as bien entendu. J’ai fais des recherches et sur Genius, un commentaire dit :
      Moon shaped pool …. isn’t cold …they lock me in………….now I’m all alone, warming

  27. HiddenAMK
    24 juin 2016 at 15 h 36 min —

    Putain le « refrain » (le passage des synthés à 2min30) est magique !!!

  28. HiddenAMK
    26 juin 2016 at 16 h 43 min —

    Thom Yorke a twitté l’intro de Identikit :
    A moon shaped pool
    Dancing clothes won’t let me in
    And now I know it’s never gonna be oh me

    • aline
      27 juin 2016 at 1 h 11 min —

      Ah merci pour l’info Hiddenamk! Ça fait des jours que je me torture les oreilles pour capter. Et bien c’est encore plus nébuleux que ce que j’imaginais…en même temps ça n’est pas très surprenant de la part de Thom.

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