les membres du groupe et leur univers

Harmonic 313 / Mark Pritchard

source : wikipedia

Harmonic 313, de son vrai nom Mark Pritchard, est un artiste et DJ australien signé sur Warp Records. Le genre de musique qu’il produit et mixe tourne autour du hip-hop, du dubstep et de l’ambient.

Son parcours débute aux côtés de Tom Middleton – au sein du projet Global Communication, anciennement nommé Jedi Knights – avec qui il produit 76:14, sorti en 1994, et élu « meilleur album d’ambient des années 1990 » par The Guardian. Il intègre pendant plusieurs années différents projets, tels que Reload et Use of Weapons, et revêt de nombreux alias, comme Link, Troubleman ou encore N.Y. Connection. Il choisit le nom de scène « Harmonic 313 » afin de se détacher du duo Harmonic 33 au sein duquel, accompagné de Dave Brinkworth, il sévissait depuis 1998. Sa première sortie sous ce pseudonyme date du 20 janvier 2008 : c’est le maxi EP1. Suit un second maxi, intitulé Dirtbox, sorti le 24 novembre 2008, puis le premier album : When Machines Exceed Human Intelligence, le 2 février 2009.

En 2011, il remixe une chanson de Radiohead, Bloom, issue de l’album The King of Limbs. Deux versions sont disponibles : la première sous son nom Harmonic 313, la deuxième sous son propre patronyme.

Il constitue également, avec Steve Spacek, le projet Africa Hitech, actif depuis 2007.

 

 

Concernant les remixes qu’il a produits pour Radiohead, il a un peu détaillé l’orientation de son travail dans des interviews, comme ici :

Q : Moving on to your recent spate of remixes, the Radiohead one’s sounded a lot like your early Music for TV and Film work…

Yeah it’s all done on old synths, no plugins, but the mix is more Harmonic 313 sounding, but a different tempo and vibe. Neither of them were clubby: I actually wanted to do something clubby and I started loads, six or more ideas and just thought I’d see how it goes as I didn’t have much time. It takes me ages, for example, the Gonjasufi remix took me a month. Theres a good chance that might of been the reason I got the Radiohead remix; because I was doing something completely different.

I was a bit worried because I didn’t know what people would make of it. The initial reactions from the Radiohead fans were quite harsh. When you think about it, Radiohead fans are a certain kind of music fan, they feel ownership over the band, so having me do some weird psychedelic version; people were moaning that I didn’t use the vocal, saying they didn’t get it. Then luckily, later on a few people made a few comments saying the right kind of things, referring to kraut rock, etc, and then I thought ‘Okay, some people understand’.

 

What was the weapon of choice for the remixes?

The Mark Pritchard remix: it was EMS, a very old synth that looks like computer battleships (an old 80’s kids game), it’s got pins you have to plug in. It’s just a weird synth, you never know what the hell your gonna get out of it; it’s just really random and most of the sounds are from that. For the drums, I’ve got this old weird drum machine with a speaker built in and I mic’d it up. They’re quite heavy listening both those mixes, not just something you flick on; they’re quite moody and dark and maybe not everyones cup of tea. Hopefully people go back and listen to it again though.

— pulseradio, 13/1/12

 

Idem dans cette interview pour un media australien : http://www.abc.net.au/triplej/musicnews/s3293954.htm dont Valérie nous avait traduit les extraits savoureux :

… »Merci Radiohead » dit sincèrement le DJ australien Mark Pritchard dans une interview parue sur Triple J. Il avoue faire partie de la conspiration du secret autour de cette opération qu’il n’a pas eue le droit d’évoquer pendant 3 ou 4 mois:

« Quand j’ai reçu l’email (lui demandant de participer), naturellement j’étais sur un nuage parce que je suis un fan de Radiohead depuis longtemps. Je savais qu’ils aimaient certaines de mes musiques qu’ils ont citées dans leurs «charts» et j’espérais vraiment qu’un jour je pourrais travailler avec eux ou faire un remix. Alors quand c’est arrivé, j’étais comme ça, « Ouais, ça marche! »

Il explique comment il a travaillé:

« C’est un gros truc parce que ça va attirer un public vers vous mais en même temps il ne faut pas que ça affecte votre manière de procéder ou la manière dont je considérais leur musique. Tout de suite là c’est une pression, tu veux faire quelque chose de vraiment bien. Je me souviens avoir pensé: il faut que ce soit vraiment bien, la meilleure chose que j’ai faite depuis longtemps. Mais naturellement tu ne peux pas vraiment te forcer à faire ce genre de truc. A la base, j’ai essayé plusieurs choses. Ils disaient juste qu’ils voulaient un remix et c’est tout. Ils ne disaient rien sur le comment ni quelle chanson ils voulaient que je reprenne. Alors j’ai essayé des tonnes de trucs différents mais il y avait une deadline assez serrée…J’ai commencé à Sydney et j’ai fini en Europe dans le studio d’un ami pendant que j’étais en tournée. »

Comme on le sait, il a fini par produire 2 remixes de Bloom, l’un sous son nom et l’autre sous celui de Harmonic 313.

« C’était super, j’ai vraiment bien aimé faire les deux mais je ne savais pas qu’ils allaient les prendre ensemble. J’ai présenté les deux pour qu’ils choisissent celui qu’ils préféraient et si c’était les deux tant mieux. En-dehors du fait que c’est super de travailler avec la voix de Thom et que c’est une chose agréable à faire, il faut dire que faire un remixe de Radiohead est une formidable publicité. Tenter de s’imposer dans le monde musical aujourd’hui c’est comme d’aller à la pêche, vraiment. Tu fais des choses et tu espères que quelqu’un d’autre écoutera et peut-être te demandera de faire quelque chose. C’est comme ça que ça marche aujourd’hui, c’est bizarre mais c’est la réalité. »

— " How to remix Radiohead", 15/8/11, abc.net.au

En mars 2016, on a appris via le NME que Thom Yorke allait participer à un titre (« Beautiful People ») de l’album à sortir en mai de Mark Prichard, « Under The Sun »:

A participé à l’album suivant :

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