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La journée de la jupe

L’influence de Flea a atteint le niveau vestimentaire hier soir à Nashville puisqu’ils avaient tous les deux adopté le pagne: c’est donc à un numéro tenant du derviche tourneur ou du yogi qu’ont pu assister le petit millier de fans réunis dans cette petite salle historique de Nashville: the War Memorial Auditorium.

L’heureuse rencontre d’un compère yogi en Flea est d’ailleurs l’un des sujets abordés par Thom Yorke dans une interview donnée en espagnol à une radio  mexicaine qui a eu l’heureuse idée de laisser le son en anglais pour les Américains qui le parlent encore!

http://www.sopitas.com/site/253083-entrevista-con-thom-yorke-de-atoms-for-peace/

Une petite partie de l’interview est traduite là, hors contexte et dans un article mal documenté: http://www.7sur7.be/7s7/fr/1531/Culture/article/detail/1716929/2013/10/04/L-art-du-pet-selon-Thom-Yorke.dhtml

Interview plutôt intéressante donnée le lendemain du concert d’un spectacle-événement auquel Thom et Nigel ont assisté à New York le 29 septembre dernier: le film-concert mis en scène par Adam Curtis et Robert del Naja de Massive Attack a conforté Thom dans son implication pour la créativité. L’opinion du documentariste anglais Adam Curtis repose sur la dénonciation du passé fantasmé dans la politique actuelle de la Grande-Bretagne (nostalgie de l’Empire, rétromania à tous les étages). Prenant au sérieux le rôle que les artistes doivent jouer dans la défense de la créativité, Thom enfourche de nouveau le cheval de sa bataille anti-spotify et, après avoir été de nouveau mal cité dans Spin, reprécise aujourd’hui dans Twitter ses propos: il a bien conscience que ce problème est peut-être secondaire (il est plus inquiet sur le sort des activistes de Greenpeace, nouveau problème international avec la Russie) mais il lui semble de son devoir de dénoncer dans Spotify et consorts les fossoyeurs d’une créativité réduite a quia par la reprise en mains des affaires par les majors et leurs backs catalogues: le passé va submerger les créateurs.

Par ailleurs, dans cette interview, il laisse entendre que son absence loin de Radiohead ne va plus durer très longtemps (“les gens ne tolèrent plus que je sois absent si longtemps”) et que des projets d’expérimentation avec Jonny, il en a plein. On apprend aussi que la partie de basse de “Feeling pulled apart…” est de Jonny et il revient avec plaisir sur le bon souvenir qu’il garde de la création de Paperbag Writer avec Colin. Donc, pas d’angoisse: Radiohead lui manque à lui aussi!

 

Nouveauté dans la setlist de Nashville: What the Eyeballs did

Et Thom a passé la journée à prendre des photos des lieux (et même de lui en reflet, très réussi)

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