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Jonny et la musique classique

Vendredi prochain, the Fulcrum Point New Music Project fêtera sa dixième saison avec un concert de nouvelles musiques classiques. A cette occasion, “Popcorn Superhet Receiver” sera joué. Ce morceau créé par Jonny Greenwood en 2005 était réapparu sur la BO de "There Will Be Blood", qu’il déservait avec beaucoup de grâce.

A cette occasion, Jonny a accordé par email à Turn It Up dans laquelle il revient sur sa passion pour la musique classique, le fait qu’il ne fait pas de distinction entre les genres musicaux, qu’il adore les "string section" avec radiohead, et que d’ailleurs, le groupe travaille sur le nouvel album, même si rien n’est décidé sur celui-ci.

L’article qui relate tout ça est un peu long et parfois technique, je vous en donne donc la lecture en anglais (et j’accepterai volontiers toute traduction…):

Valérie a eu la gentillesse de traduire l’article, donc le voilà en français (et en anglais à la suite):

Traduction:

Après la fin de la tournée mondiale triomphale de RH, dont un spectacle estival formidable à Lollapalooza dans Grant Park, pas de nouvel album en vue. Mais les fans du groupe- et du travail du guitariste JG en particulier- auront un rendez-vous la semaine prochaine.

Mercredi au Harris Theatre, le Programme d’aide aux musiques nouvelles (Fulcrum Project) fêtera son dixième anniversaire en proposant 3 nouvelles oeuvres de musique contemporaine, dont Popcorn Superhet Receiver, composition orchestrale de JG. Plusieurs extraits de cette oeuvre, composée en 2005, ont été réutilisés par le guitariste dans la bande sonore universellement appréciée du film de PT Anderson réalisé en 2007 « There will be blood ». Le spectacle du Fulcrum sera la première de l’oeuvre dans le Midwest.

« Popcorn Superhet Receiver » s’appuie sur une base très dense de cordes : 18 violons, 6 altos et violoncelles, 4 contrebasses. Les dissonances ouvrent sur des passages plus calmes, mais le ton général est dérangeant, anticipant le pire à venir. Il n’est pas étonnant qu’Anderson ait été attiré par cette oeuvre pour mettre en place l’ambiance sonore des scènes clés de TWBB. Greenwood explique qu’il composa d’abord cette oeuvre pour alto et pour ses fidèles ondes Martenot, clavier s électroniques inventés dans les années 1920 et beaucoup utilisés par des compositeurs comme Olivier Messiaen. De larges morceaux de l’oeuvre furent transcrites mais G affirma dans une interview électronique à Turn it Up qu’il pouvait développer encore davantage son morceau en ateliers dans lesquels il pourrait « éditer les parties qui ne fonctionnaient pas et développer les autres. » Le ton de l’oeuvre vient d’une écoute obsessionnelle des passages les plus forts du « Chant funèbre pour les Victimes d’Hiroshima » du compositeur polonais Krzystof Penderecki. « Les cordes jouent sur toutes les fréquences possibles en même temps, couvrant l’étendue de 2 octaves- et ça me fascine depuis des années, », écrit G dans les notes du programme de « Superhet ». Surtout, cela vous remet en mémoire qu’on peut tout faire avec un orchestre de cordes- toutes les fréquences sont là comme un matériau tout prêt, et vous n’avez qu’à en extraire des formes".

Au cours de notre interview, G insista sur sa fascination pour la musique contemporaine : « J’ai écouté Turangalila de Messiaen à l’école quand j’avais 16 ans, et je suis resté scotché au son majestueux des ondes Martenot et à une section de cordes qui paraissait jouer des parties complètement autonomes du morceau. Je ne savais pas qu’une telle musique était possible. J’ai été aussi bizarrement surpris de découvrir que le compositeur était toujours vivant contrairement aux autres »classiques« que nous étudiions. Du coup pour moi, il était lié aux Pixies, à New Order et à tous les autres disques que j’aimais, faits par des musiciens vivants ».

En tant que mélomane, il ne fait pas la différence entre les genres musicaux. Ce qui lui importe, c’est l’émotion : « la première réaction à l’un ou l’autre (un grand morceau de musique classique ou un single de rock), c’est souvent, »comment peut-on faire quelque chose comme ça ?« Greenwood dit qu’il essaie de garder son travail classique distinct de Radiohead mais que les échanges sont inévitables. »Ce n’est plus inhabituel pour les compositeurs d’avant-garde d’avoir fait partie d’un groupe, et pour les groupes d’être intéressés par une large palette de musique. Regardez comment des artistes comme Aphex Twin sont influencés par Nancarrow et Stockhausen.« Bien que G ait commencé par jouer de la guitare au sein de RH, »rien n’est plus excitant que passer une journée en studio avec une section de cordes- si ce n’est que c’est horriblement cher. C’est pourquoi c’est bien de combler cette envie loin du groupe, surtout si cela permet d’acquérir plus d’expérience pour le prochain enregistrement de cordes pour RH.

 

L’article en anglais:

 

« Et quand cet événement est-il prévu ? G répond qu’ »il n’y a rien de prêt pour l’instant.« Le prochain disque paraitra peut-être sur le site Web du groupe, à la manière d’IR an 2007, avec téléchargement au prix fixé par l’acheteur, ou peut-être autrement. »Le temps qu’on finisse le nouveau disque, tout aura encore changé de toutes façons, on décidera à ce moment-là."

Radiohead just wrapped up a triumphant world tour, including a summer headlining show at Lollapalooza in Grant Park, and there is no new album in sight. But fans of the band — and the work of guitarist Jonny Greenwood in particular — can still get a fix next week.

    On Wednesday at the Harris Theatre, the Fulcrum Point New Music Project will launch its 10th anniversary season with a performance of three new pieces of classical music, including Greenwood’s orchestral composition “Popcorn Superhet Receiver.” Parts of the piece, which debuted in 2005, later resurfaced in the guitarist’s acclaimed soundtrack for Paul Thomas Anderson’s 2007 movie “There Will be Blood.” The Fulcrum performance will mark the Midwest premiere of the work.

        “Popcorn Superhet Receiver” is a dense matrix of strings: 18 violins, six violas and cellos, and four double basses. Dissonance gives way to more lulling passages, but the overall tone is disturbing, as if anticipating the worst. It’s little wonder Anderson was drawn to the work to set the sonic mood for key scenes in “There Will be Blood.” Greenwood said he initially composed the work on viola and his trusty ondes Martenot, a 1920s-vintage electronic keyboard used extensively by composers such as Olivier Messiaen. Some of the work was transcribed, but Greenwood said in an email interview with Turn It Up that he was able to develop much of the piece in workshops, where he could “edit out parts that didn’t work and develop sections that did.”

    The tone of the work grew from an obsession with the climactic passages in “Threnody for the Victims of Hiroshima,” by the Polish composer Krzysztof Penderecki. “The strings are playing all possible frequencies, simultaneously, in a two octave range – and this just fascinated me for years,” Greenwood writes in the program notes for “Superhet.” “Apart from anything else, it was a reminder that you could do anything with a string orchestra – all the frequencies are just sat there, like a block of plaster, and you can scoop shapes out of the stuff.”

    In our interview, Greenwood pinpointed his obsession with new classical music: “I heard Messiaen’s ‘Turangalila [Symphony]’ at school when I was 16, and just got hooked on the sound of the sweeping ondes Martenot, and a string section that seemed to be playing a different piece entirely. I didn’t know music like that was allowed. I was also strangely excited to find that he was (then) still alive and writing, unlike all the other ‘classical’ composers we’d studied. So in my head, he was linked to the Pixies, New Order, and all the other records that I liked by living musicians.”

    As a listener and fan, he didn’t distinguish between genres. He only felt goosebumps: “The first response to either [a great piece of classical music or an indelible rock single] is often, ‘How did they write/record something like that?”

    Greenwood says that he tries to keep his classical work separate from what Radiohead does, but cross-referencing is inevitable. “It’s no longer unusual for real avant-garde composers to have been in a band, and for bands to be interested in a wide range of music,” he says. “Look at how artists like Aphex Twin are influenced by Nancarrow and Stockhausen.”

    Though Greenwood primarily plays guitar in Radiohead, he says, “Nothing’s more exciting than a day in a studio with a string section – or more ruinously expensive. So it’s good to feed that habit away from the band, especially if it means more experience for the next Radiohead string day.”

    And when will that next Radiohead string day occur? Greenwood says there’s “nothing to release at the moment.” The next record may or may not be released on the band’s Web site, as a name-your-price download the way “In Rainbows” was in 2007.

    “By the time we finish the next record,” Greenwood says, “everything will have changed again anyway, so we’ll decide then.”

 

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