les membres du groupe et leur univers

Four Tet

Four Tet est le pseudonyme qu’a choisi Kieran Hebden pour son projet solo de musique électronique, débuté en 1998 pour lui permettre de jouer en se détachant de la formation post-rock Fridge.

Fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Four_Tet

Jeune prodige de l’électronica britannique, Kieran Hebden ne chôme pas. A 23 ans, il a déjà enregistré quatre albums avec Fridge, groupe dont il est le guitariste, et publié deux remarquables disques en solo sous le nom de Four Tet, allusion au Quar Tet de jazz. Ainsi, » Pause « , le dernier album en date, est un album de » folk électronique « qui figure d’ores et déjà au rang des chefs d’oeuvre minimalistes de l’année 2001. » Avec Fridge, nous écoutions beaucoup Quickspace, puis Can, Neu et tout le krautrock. Ensuite, ce fut Lambchop, Palace Brothers, Slint et Tortoise. Puis de la drum’n’bass. Puis Aphex Twin. Mes influences sont très diverses. Mon père écoutait beaucoup de musique, c’est grâce à lui que je me suis mis au jazz. Cette influence fut fondamentale et c’est ce qui m’a motivé à former Four Tet. Ainsi, pour « Dialogue », mon premier album, j’écoutais Alice Coltrane, Albert Ayler, Don Cherry. On y retrouve beaucoup de cuivres, et de saxophones. C’était mon projet jazz en quelque sorte. « . Du jazz, la musique de Four Tet a gardé un caractère organique prononcé, évoquant une collusion de samples et de guitares trafiquées dans un univers électronique feutré. » Ma musique est organique car j’aime beaucoup les disques où l’on entend le bruit de la pièce. J’aime beaucoup les albums des années 60 et 70 où l’on sent les musiciens jouer autour de soi. Lors de l’enregistrement de « Pause », j’écoutais beaucoup de r’n’b, de garage anglais et de folk britannique des années 70. J’aime beaucoup Timbaland comme producteur. Les producteurs américains sont beaucoup plus aventureux, cela m’a inspiré concernant les sons utilisés ici. On retrouve également beaucoup de harpes sur ce disque, résultat de ces influences folk 70’s « .

Ce disque aurait pu paraître sur Warp ou Rephlex, le label d’Aphex Twin, qui l’a contacté pour un remixe. Il est pourtant paru sur Domino, terre d’asile des francs tireurs du rock indé américain. « Domino m’a contacté l’an dernier, c’est eux qui m’ont proposé de sortir » Pause « . J’achetais tous leurs disques depuis le début, je n’ai donc pas hésité ». Le succès critique est phénoménal en Angleterre, où les deux premiers singles de Four Tet furent « disques de la semaine » en 1999, ainsi qu’en Italie. Il vient par ailleurs de fonder son propre label, Textbook, sur lequel sera publié le quatrième album de Fridge, en septembre, ainsi que le hip hop psychédélique de Koushik, un producteur canadien. Volontiers hétéroclite, Four Tet rappelle Manitoba, son ami de Toronto, il avoue qu’ils se sont inspirés mutuellement pour leurs disques respectifs.

 » Chaque morceau est différent. Parfois cela se passe très rapidement, je suis d’une certaine humeur et il faut que je l’exprime. Parfois, cela prend deux mois. C’est de la musique totalement électronique. Je trouve mes samples sur Internet, des télévisions, des disques, des bruits bizarres. J’ai également des micros et je m’intéresse de plus en plus aux sons, en écoutant des gens comme Matmos ou Matthew Herbert.

Leur approche musicale me plaît beaucoup, ces sons qui deviennent des instruments à part entière. Il n’y a pas de lignes de basse sur « Pause », toutes les basses proviennent de différents sons. Le disque est plus calme. Les notes de guitares sont parfois inversées et bidouillées, je me suis beaucoup amusé. C’est peut-être le disque le plus électronique que j’ai enregistré jusqu’à présent. Mais on ne dirait pas un disque électronique ! Je fais pourtant tout sur mon ordinateur, il n’y rien d’analogique ici (rires) « Toute l’ambivalence et le talent de Four Tet se retrouve dans ces propos, reflet d’un surdoué de la génération laptop, qui concilie pour le mieux organique et digital. »

— Florent Mazzoleni

 

Interviewé par un journal canadien, en 2011,  Kieran Hebden aka Four Tet revient sur sa collaboration avec Thom Yorke :

« Burial et Thom sont des amis, alors tout s’est mis en place très simplement, raconte-t-il. Burial et moi avions déjà lancé un premier single, puis un jour, on s’est retrouvé en studio pour s’amuser, pour échanger sur la musique qu’on aime. Je voulais lancer ça tout bonnement sur mon label, sans en parler d’abord, sans l’avoir annoncé sur mon site web, sans même avoir envoyé des copies promos aux journalistes. Honnêtement, j’ai été surpris de voir la vitesse à laquelle ça s’est vendu ! »
— La presse.ca / 4 juin 2011

Il n’y a pas de hasard : Yorke qui collabore avec Four Tet semble être une fleur lancée à l’ami dont le travail a sans doute influencé Radiohead sur son plus récent album, The King of Limbs.
« Plusieurs personnes m’ont fait remarquer ça, dit Hebden, amusé. Colin (Greenwood, bassiste de Radiohead) est aussi un bon ami ; il a dit en entrevue à Mojo que tout le groupe écoutait mon disque pendant qu’ils enregistraient le leur. Je les connais, je sais qu’ils écoutent beaucoup de musique électronique et qu’ils ont créé des liens avec
Burial, Flying Lotus. Je suis flatté qu’ils apprécient ce que je fais. »

Interview video de Four Tet qui évoque Thom Yorke, Caribou…

 

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