les membres du groupe et leur univers

DJ Shadow

pour plus de détails : http://www.djshadow.com ou http://www.endtroducing.com

L’oeuvre de DJ Shadow, artiste incontournable dans le monde du Hip Hop n’a cessé d’impressionner radiohead, qui lui a confié quelques une de ses premières parties de concert en novembre 1997.

Radiohead revendique d’ailleurs les influences que le DJ a pu avoir sur eux dans l’écriture de certaines chansons comme Airbag. Colin l’a expliqué dans Vox en 1997 pour Paranoid Android également. Thom Yorke a collaboré avec lui sur la chanson Rabbit in Your Headlights , écrite pour figurer sur l’album ’Psyence Fiction’ du projet UNKLE.

Les deux hommes se sont joints les 28 et 29 juin 1997 au théâtre de San Francisco pour enregistrer la chanson. La même année (1997), DJ Shadow est venu assurer la première partie de Radiohead sur la tournée anglaise en faisant un set de mixs de ses propres chansons.

Dans un article accordé au NME en mars 2002, DJ Shadow est revenu sur ses relations avec le groupe Radiohead : il s’est déclaré très flatté de l’intérêt que portait les 5 oxoniens à son travail, avouant qu’il s’agissait d’un des rares groupes dont il possédait la discographie entière, car il en est sans équivoque un grand fan, et non quelques CDs ou maxis.

« That would be amazing if they did ask me to work on something. They routinely ask me to tour with them, but the timing always seems to be wrong [DJ Shadow assura la première partie de leur tournée en 1997]. Hopefully they haven’t given up on me yet because I’d really like to do something with them. I’m an unequivocal fan of that group. »

une petite biographie ?
c’est parti : (merci http://www.hiphopsection.com)
« La place de DJ Shadow dans la musique d’aujourd’hui est tout à fait originale. Pour les européens, en tant que parrain et inventeur attitré du trip hop, un genre musical habituellement rattaché au grand ensemble des musiques électroniques, il est déjà un artiste incontournable. Pour les américains, il reste méconnu, sauf de la critique qui le considère comme un DJ hip hop d’avant-garde. Cela est sans doute l’habit qui lui sied le mieux, tant DJ Shadow tient à proclamer son attachement indéfectible au meilleur rap. A l’origine, rien ne distingue Josh Davies de l’adolescent américain typique. Jeune blanc américain de San Francisco, né en 1973 et issu des classes moyennes, il est d’abord fan de hard rock avant de découvrir le rap, comme beaucoup d’autres, au milieu des 80’s.

Mais là où la plupart se contentent d’acheter quelques albums de Run DMC, d’EPMD ou de Public Enemy, Davies entame une impressionnante collection de vinyles et se transforme rapidement un expert du genre. Il devient alors producteur pour Hollywood Records, et sort dès 1991 une série de cassettes, Reconstructed from the Ground Up. Peu à peu, le jeune Davies fréquente les b-boys de San Francisco, et fonde avec Lateef the Truthspeaker, Lyrics Borns (le duo Latyrx) et Blackalicious, le label Solesides. Ce dernier lui permet de sortir dès 1993 le single ’Entropy’, instrumental hip hop de près de 20 minutes.

Egalement critique rap, Davies rejoint les rédacteurs du fanzine Bomb, créé par David Paul et véritable creuset de la scène hip hop de la Bay Area. Bomb est alors régulièrement lu par un jeune anglais chargé de surveiller les nouvelles tendances au sein d’un magazine dédié au jazz. Particulièrement au fait du hip hop de San Francisco, James Lavelle contacte DJ Shadow pour qu’il enregistre l’une des premières références de son nouveau label, Mo’Wax. Le résultat de la commande sort en 1993 : ’In/Flux’, bijou de hip hop instrumental au long souffle, provoque alors une onde de choc considérable. Le single devient l’acte fondateur, avec les premières oeuvres de Massive Attack et de Nightmares on Wax, d’une nébuleuse musicale appelée trip hop, dont s’éprennent rapidement les adeptes de techno en quête de groove plus chaleureux et d’ex-fans d’indie pop lassés d’un genre qui se mord la queue. C’est le début de la carrière européenne de DJ Shadow.

Eclipsé en 1995 par d’autres artistes trip hop, le maître revient l’année suivante avec Endtroducing…, impressionnant premier album à ranger sans peine parmi les dix ou vingt classiques des 90’s. Apprécié par un public européen de plus en plus large, le maître n’hésite pas à aller au devant de leurs désirs, sortant, outre la compilation Pre-Emptive Strike, un excellent single intitulé ’High Noon’ qui flirte largement plus avec le rock qu’avec le hip hop. En 1998, il tourne avec Radiohead et rejoint même James Lavelle au sein de l’aventure UNKLE pour livrer Psyence Fiction, album concept tout autant bancal qu’impressionnant où cohabitent stars et grands noms du rap, du rock et de la pop. DJ Shadow n’en oublie pas pour autant ses véritables racines. Devenu l’un des acteurs incontournables de la Bay Area, il poursuit l’aventure Solesides. Tour à tour, Latyrx et Blackalicious sortent des albums ou des EPs largement apprécié du circuit underground américain, mais qui demeurent malheureusement largement incompris des fans européens du maître, souvent peu portés sur le véritable rap. Finalement, il faut attendre 1999 pour que DJ Shadow unisse les principaux acteurs de Solesides au sein du projet Quannum, et sorte Spectrum, un album de hip hop traditionnel sans doute moins essentiel que ses oeuvres précédentes mais éminemment recommandable. »

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