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des avis contrastés aussi

Radiohead ne suscite pas que la ferveur sans borne, mais aussi l’interrogation, voire le refus avec "In rainbows".

En témoigne cette chronique sur le site de Paris Match intitulée "Tête à claques":(merci à Dionysos d’avoir attiré notre attention là-dessus.)

(Les fans que nous sommes ne seront pas d’accord avec ça, mais il est bien de voir que les avis divergent.)

"Après avoir mis son album gratuitement en ligne, le plus novateur des groupes anglais le sort sous la forme d’un C.d. Arnaque ou coup de génie ?

 

Sacro-saint Radiohead. En mettant le 10 octobre dernier son nouvel album à disposition des internautes, le groupe donnait un grand coup de pied au cul à l’indécise industrie
du disque. Chacun a pu librement télécharger « In Rainbows » en s’acquittant
d’une somme symbolique ou en ne payant tout simplement rien du tout. Coup de génie ! Le quintet d’Oxford a voulu s’affranchir du système. Il est finalement revenu dans son giron : depuis la semaine dernière, « In Rainbows » est disponible en magasin sous forme d’un C.d. « Nous voulons que tout le monde puisse avoir accès à notre musique, se justifie le chanteur, Thom Yorke. Lorsque nous avons décidé de mettre le disque en ligne, c’était principalement pour gagner du temps afin de faire entendre nos nouvelles chansons directement à notre public, sans intermédiaire. Tout le monde a pu se forger une opinion sur l’album sans passer par le filtre de la critique et des médias. » D’accord, mais pourquoi dans ce cas revenir à la forme si classique du C.d. ? La révolution technologique n’est-elle pas suffisante ? « Internet n’est pas à la portée de tous, poursuit Thom Yorke. Il faut savoir s’adapter. » Radiohead doit finalement agir comme tout le monde : trouver un distributeur, un producteur de spectacles (les places de leurs concerts en France sont à 50 euros), faire de la promotion, rencontrer les journalistes, rien que le train-train des artistes… Que personne ne se leurre : le teasing de l’album gratuit leur a également permis de vendre des coffrets collectors à 40 livres (60 euros) sur leur site, mais aussi d’habilement préparer la sortie du C.d. Au final, le buzz s’est fait sans maison de disques. « Nous ne voulons plus nous lier à un label indéfiniment », reprend le guitariste, Ed O’Brien. Et si on en venait à l’essentiel du problème ? Aujourd’hui, tous les moyens sont bons pour faire parler de soi et faire entendre ses chansons. Si Radiohead a composé la bande-son des années 90 (« The Bends » et « Ok Computer», des chefs-d’œuvre !), la pertinence de leur formule musicale aujourd’hui laisse sceptique. « In Rainbows » n’est, hélas, qu’une pâle copie de leurs plus belles idées. Voix atrophiées, rythmes cassés, guitares énervées… Le son est là, pas les chansons. C’est dommage. Cette histoire aura fait beaucoup de bruit pour rien…
« In Rainbows » (XL). En concert les 9 et 10 juin à Paris-Bercy, les 14 et 15 aux arènes de Nîmes et le 6 juillet à Arras.

Benjamin Locoge (10/01/2008)"

Et voici un édito que j’aime bien (parce que c’est un point de vue intéressant et réfléchi, tout en étant drôle), celui du magazine guitar part du mois de décembre 2007 (euh, je n’ai pas réussi à trouver le nom de l’illustrateur pour la caricature, toutes mes excuses à celui-ci!):

 

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