les membres du groupe et leur univers

Christian Vogel

lien : [son myspace->http://www.myspace.com/cristianvogel]


28/11/06 :

Sur son journal en ligne tenu sur last.fm, Christian Vogel, à l’origine du remix de Myxomatosis que l’on pouvait entendre sur Com Lag , déclare avoir travaillé sur deux reprises (une plus électro, calibrée pour les clubs, et une plus mélodieuse pour le « grand public ») de Black Swan de Thom Yorke :

« I have remixed Thom Yorke’s Eraser project, a track called Black Swan. I made two version, one that featured his orignal vocal in full, and therefore moodier, more melodic, and another one that just takes the bassline and the words ‘fucked up’ producing a more playable electronic version. »

Biographie de Lorento Rollin pour fluctuat.net :
Christian Vogel est l’un de ces activistes de la scène techno qui navigue depuis une petite dizaine d’année sur les courants de la musique électronique déviante. Depuis son premier mini-album paru sur Magnetic North en 1993, il bourlingue sur les labels les plus exigeants de la planète. Après un passage sur la structure russe Ferox, où il signe deux Å“uvres féroces et hédonistes, il crée, en 1994, son propre groupement discographique baptisé Mosquito. Sa quète perpétuelle de nouvelles aventures le conduit à collaborer avec Neil Landstrumm, l’enfant prodige de la techno écossaise. Peu de temps après, sa soif de création et son besoin absolu de satisfaire ses envies d’expérimentations l’amènent à signer des alchimies numériques indispensables sur Mille Plateaux et Trésor. La reconnaissance de son travail méthodique arrive en 1996 lorsque John Peel l’invite à l’une de ses Sessions sur la BBC. Depuis, Vogel fait partie du cercle des producteurs inconnus mais reconnus par l’intelligentsia. Il multiplie les projets, les collaborations, pour mieux fragmenter sa reconnaissance artistique. En 1997, par le biais de l’organisation qu’il a montée dans le but de rassembler toutes ses activités, il fait la connaissance de Jamie Lidell et fonde le duo Super Colider, projet où la funk déjantée se marie avec l’électronica la plus débridée. Le succès est alors immédiat, l’album Head On est plébiscité par la presse et Vogel s’ouvre de nouvelles portes.

 

 

Avec Rescate 137, Christian Vogel revient sous son propre nom pour un septième album tourné vers la recherche empirique. Il retrouve ici ses origines chiliennes, et contribue à la réminiscence de ses racines. L’exotisme est y permanent et l’évocation du Sud nostalgique. Dès le Underwater Living du début, l’appel au dépaysement est déterminant. Des rythmiques latines chaloupées aux évocations des latitudes australes torrides, l’idée du voyage est présente sur tous les sons de ce carnet binaire de songes. Les basses claquent sous l’influence des alizés d’un home studio placé sous le tropique de la dance music tendance cérébrale. Les percussions asymétriques traduisent une nécessité impérieuse de fète, de bacchanales ensoleillées et de bringues septentrionales. La Pisco coule à flot dans l’architecture des morceaux. Certaines textures sont modelées à l’aide des restes d’un vieux Cazuela virtuel, sorti d’une céramique noire de Quinchamali. Un air de Cueca hante le Crater 8, où les démons des montagnes s’invitent dans une danse créole.

 

Rescate 137 est une incomparable croisière au cÅ“ur des boucles programmées et autres enrichissements synthétiques. Un disque qui permet aux mélomanes urbains de se préparer à l’arrivée de l’hiver, tout en gardant une cuisse dans un short à fleurs et un pied bien éloigné des dancefloors mondains.

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