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Bullet proof…I wish I was

C’est le titre du beau livre consacré aux mises en lumière d’Andy Watson qui, s’il a travaillé pour Oasis, Arctic Monkeys et pas mal d’artistes français (Zazie, Raphaël, Vanessa Paradis), est surtout connu pour être l’ingénieur lumière attitré de Radiohead depuis…1993 ?

Le livre explicite les rapports de l’art de la lumière selon ce designer et l’art contemporain (Ann Veronica Janssens, Picabia ou Larry Bell) et révèle une influence directe du cinéma : l’image de l’oeil de Thom Yorke éclaté dans des fragments de miroir lors de la tournée 2006 venant du Sang d’un Poète de Jean Cocteau par exemple, ou les lumières vertes pendant the Gloaming lors de la dernière tournée étant inspirées par Matrix

Thom Yorke ne pouvait faire moins qu’écrire une préface à ce livre qui apporte quelques informations :

“Je me souviens d’avoir rencontré Andi Watson au milieu du chaos d’un concert à Liverpool pendant qu’on rangeait le matériel dans notre van. C’était peut-être au début de 1993 ? Je n’en revenais pas qu’il veuille travailler avec nous – attendez, il avait fait The Cure – c’était…un vrai pro quoi !!

Mais il était là, gothique et souriant. Ce que j’ai vraiment apprécié dès le début c’était qu’il accepte de travailler avec nous malgré l’équipement minable qu’on avait à l’époque.

Et qu’il n’a jamais été gêné qu’on change les morceaux quand on était sur scène même, qu’on change la liste des morceaux sans arrêt pour éviter de nous ennuyer. Même quand les scènes sont devenues de plus en plus importantes et qu’il a eu à gérer des voilures plus élaborées, ce qui l’a obligé à repenser chaque soir l’ensemble, qui dépendait de ce qu’on choisissait de jouer. Ouais, ok, parfois ça l’énervait un peu…

Mais cela signifiait aussi qu’il s’agissait moins pour lui de grandir l’artiste, d’impressionner le public et d’occuper la place, que d’élaborer une réponse à ce qui se passait réellement, du point de vue de la musique, soir après soir.

Nous n’utilisons jamais de pistes synchronisées (sync tracks ?), donc c’était impossible pour lui d’avoir juste à appuyer sur « play » et de laisser le spectacle se dérouler tout seul. De même, quand on a commencé à utiliser de la vidéo, il lui a fallu accompagner ça dans l’esprit, donc ça s’est fondu en une source lumineuse et c’était aussi important que de nous montrer faire…les rock stars.Voilà, des faux angles, des fondus, des super gros plans, etc. essayer de rester intime tout en faisant partie de l’espace de la scène.

Comme nous, Andi aime se saisir d’une nouvelle technologie ou de tout ce qui est nouveau. Il se débat avec jusqu’à ce qu’il obtienne ce qu’il veut et c’est dans ce processus, dans cette adaptation que résident son excitation et son art.

Par exemple, utiliser un vieux laser unique couplé avec des miroirs en mouvement pour répondre au son de Kid A juste derrière nous…ou suivre ma nouvelle obsession pour les oscilloscopes…ou utiliser des LED basse tension avec des décors en 3D sur la dernière tournée.

Ce qui est amusant, c’est que vous seriez étonné de voir qu’on parle assez peu de tout cela. Ce sont des idées qui flottent autour de nous, il faut croire. Quelquefois je regarde des vidéo des spectacles et je lui dis : « comment savais-tu que ce morceau allait avec cette couleur ? » Je pense qu’on est de fervents partisans de la synesthésie…on ne discute même pas de ça, il semble qu’il sache quelle est la bonne couleur.

Nous partageons une aversion chronique pour toute esthétique « rock »…et on trouve plutôt amusant que ses idées soient copiées.

Les idées viennent toujours du lieu le plus éloigné d’un concert rock qu’il est possible, mais finalement il est toujours là, devant nous quelque part, martelant des clés et pianotant en accord avec ce qu’on joue. Et faisant des concerts pas trop mal, je pense.”

 

Bon, pour les nouvelles du jour : pour le Sonic Summer Festival, c’était ni les p’tits gars ni Pulp mais…Beady Eye et pour les festival de Nyon, et bien, il paraît que les Anglais attendus sont des folkeux (?)…Nous restent à espérer les Vieilles Charrues et la 4e scène de Rock en Seine (c’est nouveau) …mais l’espoir s’amenuise pour les festivals.

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