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BASSHEAD

Etre bassiste, c’est le comble de l’ingratitude. Invisibles, souvent relégués au second rang (à un paul mac cartney ou un Sting près) ces travailleurs de l’ombre, ces «oubliés » jouent pourtant un rôle essentiel dans la construction rythmique d’un groupe, d’un concert, voire donner l’âme de certains morceaux

Le discret Colin Greenwood ne déroge pas à la règle dans Radiohead : pris en tenaille par Phil et Clive en tournée, son jeu efficace sublime certains morceaux du groupe. Que seraient 15 steps, Morning bell, Bloom, ou Nude sans ses lignes de basse?

A l’occasion de la première couverture d’un magazine américain dédié à la basse, Colin se prête au jeu de l’interview où on y apprend même-mêle qu’il s’est mis à la basse parce que Thom et Ed avaient déjà pris la guitare dans le groupe, qu’il bosse son instrument tous les jours et que le hip-hop est très important pour Radiohead.

 

Source : https://bassmagazine.com/artists/colin-greenwood-how-to-disappear-completely

 

 

 

You’re very tasteful about your parts and when to unleash explosive lines where they fit.

Well, I love to play for the song and give it the respect that it deserves and add to it what I feel it needs. I’m in a band with a lot of other members doing a lot of things at once, so it could get muddled if we go on and step on each other’s toes here and there. I try to be patient and play for the song. One of my favorite songs that we’ve written is on our album In Rainbows called “Weird Fishes/Arpeggi.”

 

Tes parties (de basse) sont du meilleur goût et tu sais en placer des explosives là où elles doivent aller

j’adore servir un morceau et lui donner le respect qu’il mérite et y ajouter ce dont je sens qu’il a besoin. Je fais partie d’un groupe avec d’autres membres qui font beaucoup de choses à la fois, donc ça pourrait devenir confus et on risque de se marcher dessus ici ou là. J’essaie d’être patient et de jouer pour la chanson.

Une de mes chansons préférées se trouve sur notre album In Rainbows c’est « Weird Fishes/Arpeggi »

 

 

I had a 1978 Jazz Bass that I love because the neck is narrow and I have really small hands, so it plays beautifully for me. At the time I was really into Ray Brown’s Bass Method [Hal Leonard]; I learned all of the exercises in it, and it opened up all of the chords on the neck for me. Thom and Johnny brought in the idea for that song, and Phil had an amazing beat for it, and Ed started layering his parts, and I was obsessed with those chords and scales I was learning. I started hearing all these lines over everything they were playing, so I began playing them and using the chord extensions from that book, and it gave me limitless possibilities. I wrote loads of lines for it and it went on and on, and I had to cut it down and pick sections of it to use. I had all of the shapes in my hand for the chord progressions, and it felt amazing

 

J’ai une Jazz Bass 1978 que j’adore parce que le manche est étroit et que j’ai de très petites mains, elle très bien pour moi. À l’époque, je travaillais la méthode de basse de Ray Brown[ de chez Hal Leonard] ; j’ai appris tous les exercices qu’elle comportait, et elle m’a ouvert tous les accords sur le manche. Thom et Johnny ont eu l’idée de cette chanson, et Phil avait un rythme incroyable, et Ed a commencé à superposer ses parties, et j’étais alors obsédé par les accords et les gammes que j’apprenais.

J’ai commencé à entendre toutes ces lignes sur tout ce qu’ils jouaient, alors j’ai commencé à les jouer et à utiliser les accords de ce livre, et cela m’a donné des possibilités sans limites. J’ai écrit des tas de lignes et j’ai continué encore et encore, et j’ai dû couper et sélectionner des parties pour ce morceau.

J’avais toutes les formes adéquates sous les doigts pour les progressions d’accords du morceau, et ça m’a semblé incroyable.

 

 

“15 Step” is another example of you hanging back and then playing a song-altering riff late in the composition.

That was just my fantasy. I love soul music, and I felt that like it sounded like an old Motown kind of bass run, so I tried it and it worked. That’s also like one of our songs called “Bloom,” where I messed with a lot of bass lines and wanted to come up with something that J Dilla [late hip-hop writer and producer] would write. I came up with different lines and then I found that wonky boom, boom-boom, boom-boom, boom-boom, and I tried to play it and phrase it in a way that I imagine J Dilla would have done, maybe from his album Ruff Draft [2003] or Donuts [2006]. It worked. The most exciting part about music to me is that someone might hear that and not understand how I hear it. You can translate something that you understand that they don’t get, but when they hear it, they translate it as something entirely different. I don’t think anyone listened to that part and thought about J Dilla, but that’s how I wrote it. That’s what excites me about music.

 

« 15 Step » est un autre exemple de toi en arrière plan et qui joue un riff qui change la chanson à la fin du morceau

C’était juste mon fantasme. J’adore la soul music, et j’avais l’impression que cette chanson ressemblait à une vieille basse de la Motown, alors j’ai essayé et ça a marché.

C’est aussi comme sur une de nos chansons qui s’appelle « Bloom », où j’ai joué beaucoup de lignes de basse et où j’ai voulu trouver quelque chose que J Dilla [auteur et producteur de hip-hop] aurait pu écrire.

J’ai trouvé des lignes différentes et puis j’ai trouvé ce boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, et j’ai essayé de le jouer et de l’exprimer à la façon « J Dilla » comme sur son album Ruff Draft[2003] ou Donuts[2006]. Ça a marché.

La partie la plus excitante de la musique pour moi, c’est quand quelqu’un entend quelquechose qui n’est pas compris comment moi je l’entends. Vous pouvez traduire quelque chose que vous comprenez qu’ils ne comprennent pas, mais quand ils l’entendent, ils le traduisent comme quelque chose de complètement différent. Je ne pense pas que quelqu’un ait écouté cette partie et pensé à J. Dilla, mais c’est ainsi que je l’ai écrite.

C’est ce qui m’excite dans la musique.

 

 

It sounds like “Bloom” could have been inspired by upright bass.

I have a Korean student upright bass that I use sometimes on “Pyramid Song,” “You and Whose Army,” and on some of my brother’s music for Bodysong [2003]. I also have a Ned Steinberger electric upright, and I feel terrible because I can’t play it that well. I need to take some lessons for that and fully learn how to translate some upright facilities to electric bass. When you watch a guy like Phil Chen play and talk about his favorite Jamerson bass lines, he goes on about how he would drop down from open notes and how it was so amazing and powerful. There’s simplicity in that genius, and there’s a sheer love of taking a song and putting your whole heart into one note.

 

On dirait que « Bloom » a été écrite pour une contrebasse

J’ai une contrebasse d’étude coréenne que j’utilisais sur « Pyramid Song », « You and Whose Army » et sur la musique de mon frère pour Bodysong [2003]. J’ai aussi une Ned Steinberger électrique, et je ne suis pas à l’aise parce que je ne sais pas très bien les jouer. J’ai besoin de prendre quelques leçons pour cela et d’apprendre à transposer certaines positions de basse électrique.

Quand vous regardez un gars comme Phil Chen jouer et parler de ses lignes de basse préférées de Jamerson, il est étonné par la puissance des notes ouvertes. Il y a de la simplicité dans ce génie, et il y a de l’amour brut dans le fait de prendre une chanson et d’y mettre tout son cœur dans la moindre note.

 

 

You don’t always play economically with your left hand, and it looks like you sometimes play a line on the same string.

When I started out I was really into Joy Division, and Hooky [Peter Hook] played a lot of stuff up high and got great tones up there — so I’ve always been one to move up and down on the neck a lot. I also started off playing classical guitar, and still do, and with that you’re playing the top lines along with the bass lines, and I’ve always had the device of trying to get harmony and melody into the bass lines. Sometimes I make it too complex and too noodly, but Thom is good at putting the brakes on that. Really, I guess I try to find all of the good notes and what feels best to play. You should learn your entire fretboard and where all of the notes are, and which ones sound good where, and let that influence your playing. But you can tell that I’ve been told not to play too much for years [laughs]. Maybe that’s why it comes out in short bursts.

 

Tu n’y vas pas à l’économie avec le jeu de ta main gauche, et il semble parfois que tes lignes de basse sont jouées la même corde.

Quand j’ai commencé, j’étais vraiment dans Joy Division, et Hooky[ Peter Hook le bassiste chanteur de Joy division] a joué beaucoup de choses en haut du manche et il y a obtenu de superbes sonorités – donc j’ai toujours été du genre à monter et descendre beaucoup sur le manche.

J’ai aussi commencé à jouer de la guitare classique, et c’est toujours le cas, et avec ça tu joues les lignes du haut avec les lignes de basse, et je me suis toujours efforcé de mettre l’harmonie et la mélodie dans les lignes de basse. Parfois, je rends les choses trop complexes et trop compliquées, mais Thom est doué pour freiner cela.

Vraiment, j’essaie de trouver toutes les bonnes notes et celles qui sonnent le mieux. Vous devriez apprendre tout votre manche et où se trouvent toutes les notes, et où elles sonnent le mieux, et cela va influencer votre jeu.

On peut dire qu’on m’a conseillé de ne pas trop jouer comme ça depuis des années[rires].

C’est peut-être pour ça que cela sort par petites touches.

 

 

You also often take the function of bass beyond its common place as simply the foundation.

We toured with a band called Sparklehorse, and one of their players used to talk about how bass was the connection between the rhythm and the harmony … and now that I say that out loud, I sound like Derek Smalls [Spinal Tap] with his “lukewarm water” quote. But I think that stands very true for our instrument. If I hear some music and I connect it to something else I really like, then I try to play like that thing I’m thinking of. So as I said before, if I hear a beat or a song that reminds me of J Dilla, then I’m going to try to play something that I think J Dilla would have played over it that encapsulates what I love about him. It doesn’t end up sounding like that, because I’m not him — but that inspires it, and it becomes its own thing. We’re not limited as bass players to strictly playing root notes.

 

Tu amènes souvent la basse plus loin que sa fonction primaire de fondation (rythmique)

Nous avons tourné avec un groupe qui s’appelait Sparklehorse (en 1997 NDLR), et un de leurs musiciens avait l’habitude de dire que la basse était le lien entre le rythme et l’harmonie… et maintenant je le dis à voix haute, je sonne comme Derek Smalls[ dans Spinal Tap] avec sa référence à l' »eau tiède ».

Mais je pense que c’est tout à fait cela pour la basse. Si j’entends de la musique et que je la relie à quelque chose que j’aime vraiment, alors j’essaie de jouer comme cette chose à laquelle je pense.

Donc, comme je l’ai déjà dit juste avant, si j’entends un beat ou une chanson qui me rappelle J Dilla, alors je vais essayer de jouer quelque chose que je pense que J Dilla aurait joué et qui résume ce que j’aime chez lui. Ça ne finit pas par ressembler à ça, parce que je ne suis pas lui – mais ça lui rend hommage, et ça devient un truc à part entière.

Nous les bassistes, nous ne sommes pas limités à jouer uniquement des notes fondamentales.

 

 

It’s great to hear that J Dilla is such an inspiration. He’s underrated as an influence on bass players.

We love hip-hop, and his work has really inspired us in what we do. You might not always hear it in our music, but that stuff weighs in heavily on it.

 

C’est génial d’entendre que J. Dilla est une telle source d’inspiration. Il n’est pas réputé pour son influence sur les bassistes.

Nous aimons le hip-hop, et son travail nous a vraiment inspirés dans ce que nous faisons. On ne l’entend peut-être pas toujours dans notre musique, mais ça a une forte importance sur elle.

 

 

Which players have influenced your playing the most?

My heroes are James Jamerson and “Duck” Dunn. They’re whom I draw a lot of my inspiration from. When we first started the band, I wanted to play guitar because I had been taking guitar lessons with Thom when we were 11. Ed and Thom took the guitar spots already, so I picked up the bass and got way into a lot of that post-punk stuff like Joy Division, The Fall, and Magazine. But then as I played more, I started discovering Otis Redding, Al Green, and all of the soul music that was coming out at the time. The idea that the bass could be used to make such beautiful lines and be such a big part of music astonished me. That’s what really solidified me as a bass player.

 

Quels sont les bassistes qui ont influencé ton jeu ?

Mes héros sont James Jamerson et « Duck » Dunn.

C’est d’eux que je puise beaucoup d’inspiration. Quand nous avons commencé le groupe, je voulais jouer de la guitare parce que j’avais pris des cours de guitare avec Thom quand nous avions 11 ans. Ed et Thom avaient déjà pris les postes de guitare, alors j’ai pris la basse et j’ai commencé à jouer beaucoup de post-punk comme Joy Division, The Fall, et Magazine. Mais au fur et à mesure que je jouais, j’ai commencé à découvrir Otis Redding, Al Green, et toute la soul music qui sortait à l’époque.

L’idée que la basse puisse être utilisée pour faire de si belles lignes et être une si grande partie de la musique m’a étonné. C’est ce qui m’a vraiment conforté en tant que bassiste.

 

 

How do you decide when to use your fingers or a pick for a song?

I use fingers mostly—I’m not great with the pick. Carol Kaye and Joe Osborn were amazing with picks. Joe Osborn is my new current hero. He was really heavy with the pick—amazing. And for fingers it’s Leroy Hodges [Stax], Joseph “Lucky“ Scott [Curtis Mayfield], and David Hood [Muscle Shoals].

 

Comment te décides-tu à utiliser tes doigts ou un médiator pour une chanson ?

J’utilise surtout les doigts – je ne suis pas très doué avec le médiator. Carol Kaye et Joe Osborn ont été étonnants avec leurs médiators. Joe Osborn est mon nouveau héros actuel. Il était étonnamment fort au médiator.

Et pour le jeu aux doigts, c’est Leroy Hodges[Stax], Joseph « Lucky » Scott[Curtis Mayfield] et David Hood[Muscle Shoals].

 

 

How do you typically write your bass parts in sequence with the band?

On the last record I sat with our producer, Nigel Godrich, and I wrote all of my bass lines and recorded them in a series of sessions where I could focus on each individual song. Sometimes I’ll also write when we’re all standing in a room playing together. The two things I love the most are either sitting with Nigel and writing my bass lines with input from Thom and Jonny, or standing in the room and looking at everyone and working on song arrangements together in real time. That way, I can play something and Thom will have instant feedback on what he thinks is a good riff. And if you give him one thing, he’ll run with it — and before you know it, a whole song has developed. I’m trying to get my writing better and be able to notate my parts. I’ve been teaching myself to read music, and that Jameson book [Standing in the Shadows of Motown, Hal Leonard] really helps me with that.

 

Comment écris-tu généralement tes parties de basse avec le groupe ?

Sur le dernier disque, j’étais assis avec notre producteur, Nigel Godrich, et j’ai écrit toutes mes lignes de basse et je les ai enregistrées dans une série de sessions où je pouvais me concentrer sur chaque chanson individuellement.

Parfois, j’écris aussi quand on joue tous ensemble dans la même pièce. Les deux choses que j’aime le plus sont soit m’asseoir avec Nigel et écrire mes lignes de basse avec l’aide de Thom et Jonny, soit rester dans la pièce et regarder tout le monde et travailler ensemble sur les arrangements de chansons en temps réel.

De cette façon, je peux jouer quelque chose et Thom aura un retour direct sur ce qu’il pense être un bon riff. Et si vous lui donnez une chose, il s’en servira – et avant que vous ne vous en rendiez compte, une chanson entière s’est développée. J’essaie d’améliorer mon écriture et de pouvoir noter mes parties.

J’ai appris à lire la musique, et ce livre de Jameson[Standing in the Shadows of Motown, Hal Leonard] m’aide beaucoup.

 

 

How heavy is your hand in the songwriting process?

Thom is the main songwriter, and it depends where it goes from there. He likes to start the process and come up with melodies and then bring them to us. Then my brother usually joins in next, and then it all unfolds from there.

 

Quel est le poids de ta touche personnelle dans le processus d’écriture ?

Thom est le principal auteur-compositeur, et cela dépend de l’endroit où il va. Il aime bien commencer le processus, inventer des mélodies et nous les apporter. Ensuite, mon frère se joint habituellement à nous, puis tout se déroule à partir de là.

 

 

A Moon Shaped Pool seemed like it spanned a lot of sessions over that two-year period.

The process had a lot of starts and stops, but the two most important times for that record came when we were in our studio in Oxford in the beginning, and Nigel wanted to do a process where we didn’t use computers at all. We recorded everything to tape and multi-track. At the time he was really into the 8-track recordings of Motown and early David Bowie albums, and he wanted to replicate that. It forces you to have to make decisions in the moment; it’s very much the opposite of having your album stored on a terabyte hard drive. Then a year later, we went to this amazing studio [La Fabrique] in the southern region of France, and we went through the previous recordings we’d done in Oxford, and we built upon all of that and finished it. Then Nigel wrapped it all up and mixed it in London.

 

A moon shaped pool semble s’être étendu sur un grand nombre de sessions en deux ans.

Le processus a eu beaucoup de départs et d’arrêts, mais les deux moments les plus importants pour ce disque sont arrivés lorsque nous étions dans notre studio à Oxford au début, et Nigel voulait faire un processus où nous n’utilisions pas d’ordinateur du tout. Nous avons tout enregistré sur bande et multipiste. À l’époque, il s’intéressait vraiment aux enregistrements 8 pistes de Motown et sur les premiers albums de David Bowie, et il voulait les reproduire.

Cela vous oblige à prendre des décisions sur le moment ; c’est tout le contraire d’avoir votre album stocké sur un disque dur d’un téraoctets.

Puis un an plus tard, nous sommes allés dans cet incroyable studio[La Fabrique] dans le sud de la France, et nous avons passé en revue les enregistrements précédents que nous avions faits à Oxford, et nous avons construit et terminé tout cela. Nigel a tout emballé et mixé cela à Londres.

 

 

What is Nigel’s process of capturing your bass tone?

We used to have a rehearsal space that we used, and I would always use a DI box that sounded great. But in the studio it’s all up to Nigel. I honestly don’t have any sort of idea what he’s doing to my bass until I hear [the final product]. Obviously he’s using compressors and different tools to mix it, but I leave it entirely up to him. And I’m always blown away with what he does. That’s not my area of expertise. I usually use an Ampeg or Ashdown cabinet and then all of my usual basses. He’s less keen on Jazz Basses because they can hum, so we use my P-Basses. He’s brilliant. Whatever he does he makes me sound better than I have any right to sound.

 

Quel est le processus de Nigel pour enregistrer ton son de basse ?

Nous avions une salle de répétition que nous utilisions, et j’utilisais toujours une boite de direct qui sonnait bien.

Mais en studio, tout dépend de Nigel.

Honnêtement, je n’ai aucune idée de ce qu’il fait à ma basse jusqu’à ce que j’entende[le produit final]. Évidemment, il utilise des compresseurs et différents outils pour le mélanger, mais je lui laisse le soin de le faire. Et je suis toujours époustouflé par ce qu’il fait. Ce n’est pas mon domaine d’expertise.

J’utilise habituellement une enceinte Ampeg ou Ashdown, puis toutes mes basses habituelles. Il est moins fan de Jazz Basse parce qu’elles peuvent bourdonner, alors on utilise mes Precisions-Bass. Il est brillant.

Tout ce qu’il fait me fait sonner mieux que ce que ne peux le faire.

 

 

Your lines on “Identikit” really stand out.

That song was a kind of a leftover from our previous album The King of Limbs. We’d been working on using loops, and Thom has such a beautiful voice and he had recorded these three singing loops, and it became a sketch more than a song at the time. I took that to my studio at home and played around with it using my Akai MPC [sampler], and I got obsessed with it. The melodies were so beautiful. I’d send my ideas to Thom, and then he’d play piano parts on it and send it back to me, and those became the bridge part after the last verse. We worked on it for a long time, and then it became one of our new songs. Thom is a genius at finding melodies with hooks, and he came up with some for this song. The chord sequence is really straight, so I somewhat over-harmonized it a bit. When I worked on it with Nigel in France, he had me use my old P-Bass, and it sounded great on that track. It has a slight fuzz on the low end, so it sounds like a very mild distortion, and I plugged it in and started writing that part on it.

 

Tes lignes sur « Identikit » sont vraiment remarquables

Cette chanson était une sorte de chute de notre précédent album The King of Limbs. Nous avions travaillé sur l’utilisation des boucles, et Thom a une si belle voix et il avait enregistré ces trois boucles de chant, et c’était devenu un sketch plus qu’une chanson à l’époque.

J’ai ramené ça à mon studio à la maison et j’ai joué avec en utilisant mon Akai MPC[sampler], et j’ai été obsédé par ça. Les mélodies étaient si belles. J’envoyais mes idées à Thom, puis il y jouait des parties de piano et me les renvoyait, et elles sont devenues la partie de bridge après le dernier couplet.

Nous y avons travaillé pendant longtemps, puis c’est devenu l’une de nos nouvelles chansons.

Thom est un génie pour trouver des mélodies accrocheuses, et il en a trouvé une pour cette chanson. La séquence d’accords est très classique, donc je l’ai un peu harmonisée. Quand j’y ai travaillé avec Nigel en France, il m’a fait utiliser ma vieille Precision-Bass, et ça sonnait bien sur ce morceau. Il y a un léger fuzz dans les graves, comme une très légère distorsion, et je l’ai branché et j’ai commencé à écrire ma partie de basse dessus.

 

 

Radiohead plays in a lot of odd time signatures. Is that intentional or just naturally how you write?

I suppose the time signatures we use come out quite naturally as how write, without thinking about it. A song like “Morning Bell” from Amnesiac is interesting because it has a driving bass line on the verse, and then it gets melodic on the chorus with a harmony that I play. That’s a great example of how we work together as a band, because Thom had programmed that drum part initially and placed the bass line where it is, and I learned from that and then wrote the rest of it, including the higher-register part. It was quite the collaboration. He did something that I wouldn’t have done. That’s one of the great joys and pleasures of playing with such other brilliant musicians. My brother Johnny is really into reggae music, and he always shows me such cool dub bass parts, and I learn from those and they really inspire me.

 

Radiohead joue beaucoup de signatures rythmiques atypiques. C’est intentionnel ou c’est comme ça que vous écrivez ?

Je suppose que les signatures temporelles que nous utilisons s’expriment tout naturellement comme la façon d’écrire, sans y penser. Une chanson comme « Morning Bell » d’Amnesiac est intéressante parce qu’elle a une ligne de basse sur le couplet, et puis elle devient mélodique sur le refrain avec une harmonie que je joue. C’est un excellent exemple de la façon dont nous travaillons ensemble en tant que groupe, parce que Thom avait initialement programmé cette partie de batterie et placé la ligne de basse là où elle se trouve, et je l’ai apprise puis j’ai écrit le reste, y compris la partie aigüe. C’était une sacrée collaboration. Il a fait quelque chose que je n’aurais pas fait.

C’est l’une des grandes joies et l’un des grands plaisirs de jouer avec d’autres musiciens aussi brillants. Mon frère Johnny est vraiment dans la musique reggae, et il me montre toujours des cool parties de basse dub, et j’apprends de celles-ci et elles m’inspirent vraiment.

 

 

You’re able to capture the same tone live as you do in the studio. How do you dial it in?

I like the idea that you plug into an Ampeg SVT head and it automatically sounds really good. It’s rather funny because I was only allowed to have pedals onstage recently, because previously I would stand on them accidentally and press the wrong button and all of a sudden there would be this wild distortion through the massive sound system. Now my bandmates have finally let me have pedals so long as I promise to be careful [laughs].

 

Live, tu arrives à sonner comme en studio. Comment fais-tu ?

J’aime l’idée de se brancher dans une tête Ampeg SVT et de sonner automatiquement très bien.

C’est assez drôle parce qu’on ne m’a permis d’avoir des pédales sur scène que récemment, parce qu’auparavant je pouvais les actionner accidentellement et appuyer sur le mauvais bouton et tout d’un coup, il pouvait y avoir une distorsion sauvage dans notre sound-system. Maintenant, mes camarades de groupe m’ont enfin laissé avoir des pédales tant que je promets d’être prudent[rires].

 

 

You’re known for playing Fender basses, but you’ve recently picked up both Sadowsky and Lakland basses.

I wanted basses that make it easier for me to play all of those faster, more difficult lines that we have. I’ve figured out that if I have a smaller, narrower neck, then I can make chord shapes with my hands. On a Precision Bass I have to fight with them more. I love the Precision’s midrange growl, and I’ve found that these new basses have that. I’ve known Roger Sadowsky for a long time, as I first met him over 20 years ago. And I got in touch with Lakland when I was in Los Angeles, and they gave me an Indonesian bass to try out, and it was the same shape that they used in making the one for Duck Dunn. When I went out on our previous American tour, I wanted to follow up with both of them. The beginning of the tour was in Chicago, so I got to go into Lakland’s workshop and explore it. And then we had seven days in New York, so I got in touch with Roger to go visit Sadowsky. I love the basses that Lakland and Sadowsky made for me, and I’m excited to use them more on tours to come.

 

Tu es connu pour jouer des basses Fender, mais on t’a vu prendre des basses Sadowsky et Lakland.

Je voulais des basses qui me permettent de jouer toutes les lignes plus rapides et plus difficiles que nous avons. J’ai découvert que si j’avais un manche plus petit et plus étroit, alors je pouvais faire des accords avec mes mains. Sur une Precision Bass, je dois plus souvent me battre.

J’adore le grognement des médiums de la Precision, et j’ai découvert que ces nouvelles basses ont ça. Je connais Roger Sadowsky depuis longtemps, car je l’ai rencontré pour la première fois il y a plus de 20 ans. Et j’ai pris contact avec Lakland quand j’étais à Los Angeles, et ils m’ont donné une basse indonésienne à essayer, et c’était la même forme qu’ils ont utilisée pour faire celle de Duck Dunn. Lors de notre dernière tournée américaine, j’ai voulu jouer avec les deux. Le début de la tournée était à Chicago, alors j’ai pu aller dans l’atelier de Lakland et l’explorer. Et puis nous avons eu sept jours à New York, alors j’ai pris contact avec Roger pour aller voir Sadowsky.

J’adore les basses que Lakland et Sadowsky ont faites pour moi, et je suis excité à l’idée de les utiliser plus souvent lors des prochaines tournées.

 

 

What’s it like playing with Phil as a rhythm section after all of these years?

I’ve come to know his ankles very well after staring so intently at them for so long. I swear they haven’t aged a day [laughs]. It’s an enormous privilege to play in the same rhythm section. I love how he plays to the song, and has his own style. And now it’s such an honor to share the stage with Clive Deamer, who has always been a hero of mine. His playing with Portishead, Robert Plant, Roni Size, and Hawkwind is tremendous. What a rhythmic roll he has!

 

Qu’est-ce que ça fait de jouer avec Phil dans la section rythmique après toutes ces années ?

J’ai appris à bien connaître ses chevilles après les avoir regardées si attentivement pendant si longtemps. Je jure qu’elles n’ont pas vieilli [rires]. C’est un immense privilège de jouer dans la même section rythmique que lui. J’adore sa façon de jouer et il a son propre style.

Et maintenant, c’est un tel honneur de partager la scène avec Clive Deamer, qui a toujours été un de mes héros. Son jeu avec Portishead, Robert Plant, Roni Size et Hawkwind est formidable. Quelle rythmique il a !

 

 

Your stage presence seemed to change after the Hail to the Thief era. You’re more animated during shows now.

I try to get away from just standing in the back and being “the glue.” Now I want to go over and see what Jonny’s doing. He’s amazing to watch, especially on guitar. I’m trying to have more confidence to move away from the drum position and go check out what’s happening up front. When I listen to the front-of-house mixes, the musical firing from the front three of Thom, Ed, and Jonny always amazes me. It’s quite full on being between two drummers, and I don’t want to miss all the top-line melodies and riffs flying about. More than anything else, I’ve come to enjoy being onstage with my friends. Thom sets things up with his amazing performances. He leads from the front, and he’s very supportive — he wants to get lost in the vibe onstage. It’s a very welcoming vibe, sharing that space, and that comfort and excitement transmits itself to the audience.

 

Ta présence sur scène semble avoir changé après HTTT. Maintenant tu sembles plus actif sur scène.

J’essaie de m’éloigner de cette posture de fond de scène, de faire la ventouse. Maintenant, je veux aller voir ce que fait Jonny. Il est incroyable à regarder, surtout à la guitare.

J’essaie d’avoir plus confiance en moi pour m’éloigner de la position de la batterie et aller voir ce qui se passe à l’avant. Quand j’écoute les mixes frontaux de la scène, les trois de Thom, Ed et Jonny me surprennent toujours. C’est riche d’être entre deux batteurs, et je ne veux pas rater toutes les mélodies et tous les riffs qui volent en première ligne.

Plus que tout, j’aime être sur scène avec mes amis. Thom arrange les choses avec ses incroyables performances. Il mène de l’avant, et il est d’un grand soutien – il veut se perdre dans l’ambiance sur scène. C’est une ambiance très accueillante, partager cet espace, et ce confort et cette excitation se transmettent au public.

 

 

So what is a Radiohead show like from your perspective?

I love it when I lose myself entirely in the moment of the show. There seems to be a point about halfway [through] when band and crowd slip into the same hypnotic spell. I try not to be distracted by external thoughts, because it can derail me. I’m also trying to listen very hard to all the different sounds around me, and play to those sounds. It can be a lot more distracting live, compared to the studio: You’ve got all these dynamically lit sonic whiz-bangs going off onstage. That’s a big difference compared to having all your ducks in a row, in a balance, by Nigel Godrich in front of a mixing desk in the studio. But both are great fun, really.

 

Alors, à quoi ressemble un concert de Radiohead de ton point de vue ?

J’adore quand je me perds entièrement dans le concert. Il semble y avoir un point à mi-chemin entre le groupe et la foule qui glisse dans le même sort hypnotique. J’essaie de ne pas être distrait par des pensées extérieures, car cela peut me faire dérailler.

J’essaie aussi d’écouter tous les différents sons qui m’entourent, et de jouer avec eux. Cela peut être beaucoup plus distrayant en live, comparé au studio : Vous avez tous ces « whiz » et ces « bang » dynamiques allumés sur scène.

C’est très différent de la sensation d’être en « rang d’oignons » pendant une balance avec Nigel Godrich devant une table de mixage dans un studio. Mais les deux sont géants et amusants, vraiment.

 

 

What are your favorite songs to play live right now?

I always love “Weird Fishes/Arpeggi,” “Separator,” and “I Might Be Wrong.” Anything with a big singing bass line makes me happy. The trickiest songs always seem to be the simplest, with lots of space and sustained notes.

 

Quelles sont tes chansons préférées à jouer live en ce moment ?

J’aime toujours “Weird Fishes/Arpeggi,” “Separator,” and “I Might Be Wrong.” Tout ce qui a une grosse ligne de basse chantante me rend heureux.

Les chansons les plus délicates semblent toujours être les plus simples, avec beaucoup d’espace et des notes soutenues.

 

 

You play synth bass on songs like “Idioteque” and “Climbing Up the Walls.” How do you approach keybass?

Much like how I approach the upright bass — with great trepidation. I’m also playing loops and samples, stuff we’ve taken from the studio, and I enjoy that. I’ve explored sampling and programming a lot, and used bits and pieces of the guys’ recordings to make up the soundtrack for a documentary about a fashion designer friend of mine named Dries Van Noten [Dries, 2017]. That was great fun, but I always prefer working with other people in a band setting.

 

Tu joues de la basse de synthé sur des chansons comme « Idioteque » et « Climbing Up the Walls. » Comment tu gères ça ?

Tout comme je le fais avec une contrebasse – avec beaucoup d’appréhension. Je joue aussi des boucles et des samples, des trucs qu’on a pris en studio, et j’aime ça.

J’ai beaucoup exploré l’échantillonnage et la programmation, et j’ai utilisé des extraits des enregistrements des gars pour composer la bande sonore d’un documentaire sur un ami créateur de mode nommé Dries Van Noten[Dries, 2017]. C’était très amusant, mais je préfère toujours travailler avec d’autres personnes dans un groupe.

 

 

How did you first start playing bass?

When I realized the guitar spots had been taken in our band, my mum got me a black Westone DX Spectrum. I loved that bass. It was very black. I think it ended up for a while being the door prop to the old management office. I had an old Toshiba radio cassette player, and I would listen to Joy Division, Otis Redding, Cocteau Twins, Booker T., James Brown, and anything my older sister passed on: Magazine, The Fall, Joe Jackson’s Jumpin’ Jive, and I’d play along with everything. But for bassists, it was Dunn, James Brown’s players, Peter Hook, and lots of Lee “Scratch” Perry.

 

quand as-tu commencé à jouer de la basse ?

Lorsque j’ai réalisé que les places de guitaristes avaient été pris dans notre groupe, ma mère m’a offert une basse noire Black Westone DX Spectrum. J’adorais cette basse. Elle était très noire. Je pense qu’elle a fini par servir pendant un certain temps d’accessoire de décoration à l’ancien bureau.

J’avais un vieux lecteur de cassettes radio Toshiba et j’écoutais Joy Division, Otis Redding, Cocteau Twins, Booker T., James Brown et tout ce que ma sœur aînée écoutait : Magazine, The Fall, Joe Jackson’s Jumpin’ Jive, et je jouais par dessus. Et pour les bassistes, c’était Dunn, les musiciens de James Brown, Peter Hook, et beaucoup de Lee « Scratch » Perry.

 

 

Growing up together and working together now, how do you and Jonny inspire and influence each other musically?

I’m very proud of Jonny’s stuff; he’s always had the music gene in him. He’s tipped me to some nice bass lines when we’re working, usually from his deep love of all things dub and reggae, like slow eighths and offbeat reggae-syncopated lines — that’s his bass style. I enjoy the unison line we play together on the song “Staircase.” In our heads we’re being Crockett and Tubbs from Miami Vice on that one: neon and Espadrilles and seersucker jackets with rolled-up sleeves and all, if that makes any sense. It’s important to entertain a fantasy when you listen to music. If you like something, it usually has affinities with something else you already love.

 

En grandissant ensemble et en travaillant ensemble maintenant, comment toi et Jonny vous inspirez-vous et vous influencez-vous musicalement l’un envers l’autre ?

Je suis très fier des travaux de Jonny ; il a toujours eu le gène de la musique en lui. Il me fait découvrir de belles lignes de basse quand nous travaillons, en général à cause de son amour profond pour le dub et le reggae, comme les ternaires lents et les lignes syncopées décalées – c’est son style de basse.

J’aime la ligne à l’unisson que nous jouons ensemble sur la chanson « Staircase. » Dans notre tête, nous sommes Crockett and Tubbs dans Miami Vice : des néons, des espadrilles et des vestes en lin avec des manches retroussées si vous voyez ce que je veux dire. Il est important d’aborder l’écoute de la musique avec fantaisie. Si vous aimez quelque chose, il y a généralement des affinités avec quelque chose d’autre que vous aimez déjà.

 

 

What are you working on in your personal practice right now?

I’m playing through songbooks from Carol Kaye, Motown, Duck Dunn, Oscar Stagnaro, and my old teacher Laurence Canty’s book. I dip into all of those, and when I’m home I try to play for one to two hours a day. I always return to Ray Brown’s book; it’s just brilliant. And I’ve learned a lot from watching our second drummer Clive and how he practices the basics and fundamentals every single day. I try to match his work ethic.

 

Qu’est-ce que tu travailles (à la basse) en ce moment ?

Je joue avec les songbook de Carol Kaye, Motown, Duck Dunn, Oscar Stagnaro, et le livre de mon ancien professeur Laurence Canty. Je me plonge dans tout ça, et quand je suis à la maison, j’essaie de jouer une à deux heures par jour.

Je reviens toujours au livre de Ray Brown, c’est génial. Et j’ai beaucoup appris en regardant Clive, notre deuxième batteur, et en apprenant comment il pratique les bases et les principes de base tous les jours. J’essaie d’adopter sa discipline de travail.

 

 

How have you evolved as a bass player over the years?

If my playing has evolved at all, it’s because I’ve vaguely kept doing the same thing for a long time. Maybe not quite Gladwell’s 10,000 hours, but more like 250. I’d like to try working with other musicians as well, just to see if I can play more regularly with a group. With Radiohead stuff, a lot of lines I play that I like come about because I’m already enthusiastic with what I hear in the others’ music, and the bass line is already formed, like a song in my mind. It can be like that with a vocal melody, a riff, or a rhythm. Really, I’m as excited and as intrigued by music as I was the day I started playing.

 

Comment as-tu évolué en tant que bassiste au fil des années ?

Si mon jeu a évolué, c’est parce que j’ai vaguement continué à faire la même chose pendant longtemps. Peut-être pas les 10 000 heures de Gladwell, mais plutôt autour de 250 heures.

J’aimerais aussi essayer de travailler avec d’autres musiciens, juste pour voir si je peux jouer plus régulièrement avec un groupe. Avec les trucs de Radiohead, beaucoup de lignes que j’aime jouer me viennent parce que je suis déjà enthousiaste avec ce que j’entends dans la musique des autres, la ligne de basse est déjà formée, comme une chanson dans ma tête. Un peu comme une mélodie vocale, un riff, ou un rythme.

Vraiment, je suis aussi excité et intrigué par la musique comme le premier jour où j’ai commencé à jouer.

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2 Comments

  1. Laurent
    26 avril 2019 at 12 h 24 min —

    De rien, c’est toujours un plaisir (j’ai un truc du même tonneau avec Ed à vous poster bientôt).

    Toujours aussi passionné et passionnant ce Colin.

    Et pour compléter, une illustration live d’une collaboration de Colin en concert avec d’autres.
    Tamino en l’occurence :

    https://www.youtube.com/watch?v=lhkaTegZcQ0

    (petite frustration personnelle, je devais être à ce concert)

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