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AMSP côté COATES

Son nom et son visage vous sont sans doute inconnus, mais vous connaissez sans doute quelques-uns de ses passages de violoncelle présents sur le LP9.

Oliver coates (http://www.coatesofficial.com) est un violoncelliste, compositeur et britannique de formation classique (diplômé émérite de l’academie royale de musique, excusez du peu) mais qui avoue avoir été obsédé par tous les albums de Photek et de Autechre (qu’il a écouté jusqu’à la corde) et qu’il s’ennuyait fermement sur certains cours d’harmonie musicale; ouvert, curieux et inventif, il adore triturer les sons de son violoncelle (il va même jusqu’à le sampler pour « émuler » des sons de boite à rythme, à défaut d’en diposer d’une) et il n’hésite pas mélanger les genres –électroniques- de préférence, sur son deuxième album « Upstepping » qui oscille entre techno, ambient, deep house et minimalisme.

Ses collaborations sont nombreuses : LCO, Massive attack, Actress, Squarepusher, Doom, Mica Levi (sur la BO de « Under The Skin ») et un certain Jonny Greenwood pour les BO de “The master” et “There will be blood”.
Logique donc de le retrouver dans les arrangements du LP9, il déclare même que cette collaboration a été fructueuse, en déclarant que son travail sur «Draydreaming » aurait même insufflé LE son de l’album (“That’s it – that is the sound of the record.”)

Voici une interview en VO :

http://www.factmag.com/2016/05/27/oliver-coates-radiohead-cello-upstepping/

et quelques passages traduits

Your work with the London Contemporary Orchestra has taken you to some interesting places – most recently you’ve worked with Radiohead on A Moon Shaped Pool. What’s it like working on such a highly anticipated release?

Votre travail avec le LCO vous a amené vers beaucoup d’horizons, et plus récemment vous avez travaillé avec Radiohead sur « A moon shaped pool ». Qu’est-ce que cela fait de travailler sur un album aussi attendu?

I’ve worked with Jonny [Greenwood] before, so on the morning of the recording I just thought it’d be another session: we’ll put down some chords and it’ll be fine. But it was so much better than I could have imagined. Nigel [Godrich, long-time Radiohead producer] Jonny and Thom all have this awesome relationship, and were so animated during the recording. I remember we were laying down the cello part at the end of ‘Daydreaming’ [Coates mimics the cello sound with a low harrumph] and Thom said, “That’s it – that is the sound of the record.” I think it’s turned out really well, but there’s so much on my hard drive which they’ve had to cut, loads of Jonny’s scored stuff and so many more choral parts.
J’ai travaillé avec Jonny Greenwood auparavant, donc le matin de l’enregistrement, je pensais que cela serait une simple session : on va sortir quelques accords et ce sera bien. Mais cela a été au-delà de ce que j’avais imaginé. Nigel, Jonny et Thom ont une relation incroyable, et ils étaient tellement enthousiastes pendant l’enregistrement. Je me souviens lorsque nous nous enregistrions les parties de violoncelle finales de «daydreaming» [Coates imite le son d’un violoncelle avec un son grave] et Thom s’est écrié « ça y est, c’est ça le son de l’album ». Je pense que tout cela a pris une très belle tournure, mais il y a encore tellement de choses sur mon disque dur qui ont été écrites par Jonny et qui auraient pu être coupées, assemblées et toute ces parties de chœurs.

Have you had a chance to speak to them about it since the day of the recording?

Avez-vous eu la chance de leur reparler de tout ça depuis le jour de l’enregistrement ?

I sent a really fawning email to Jonny the next day, saying that if he and the band were pleased with the intensity [of the recording], it’s because when our brains were forming and we looked for a definition of what intensity was they were one of the groups who gave it to us. I mean, when I was 15 and going to see Radiohead play live, I was sponging off their sound. So while they might not realise it, they got what they needed from us because they put it out there in the first place.
There’s a lot of barriers between different types of music, a lot of standoffishness and coolness, but when you break it down no one really knows what they’re doing, everyone’s just hedging their bets. And Jonny’s so shy with the pieces he composes, so I was just trying to say, “This is amazing.” Of course he was like [laughs] “…Great, thanks.”

J’ai envoyé un mail enthousiaste à Jonny le lendemain, qui disait que si lui et le groupe étaient contents du côté productif de l’enregistrement, c’est parce que nos cerveaux étaient en phase et que ce n’était qu’un retour des choses, car nous cherchions à reproduire une certaine forme d’intensité qu’ils nous avaient insufflé à une époque. Je veux dire par là que quand j’avais 15 ans et que j’allais voir Radiohead en concert, j’allais m’imprégner complètement de leur son. Donc sans le savoir, ils avaient été cherché chez nous ce dont ils avaient besoin, alors que c’est eux qui en sont les instigateurs (si t’es pas musicien, tu peux pas test, NDR).
Il existe énormément de barrières entre les genres musicaux, des plus intègres au plus subtiles, mais quand vous les cassez, personne ne sait exactement ce qui peut se passer, chacun espère juste y trouver son compte. Et Jonny est tellement modeste avec les pièces qu’il compose, j’essayais juste de lui dire que c’était « incroyable », lui répondait timidement « merci ».

— factmag

 

 

Une (très bonne) critique de son album upstepping:

http://www.the-drone.com/magazine/dans-le-fascinant-upstepping-le-violoncelliste-oliver-coates-lâche-bach-pour-la-dance-music-qui-a-changé-sa-vie/

 

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http://bbc.in/29Y44dk
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