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Le torchon brûle

Les grandes ressources d’atease ont permis de trouver un néerlandophone prêt à traduire l’interview de Jonny parue dans Focus Knack (de la voisine Belgique). On ne sait pas du tout quand cette interview a été réalisée, elle accompagne la sortie du film de Tran Anh Hung, la Ballade de l’Impossible. Mais bien sûr ce qui retient l’attention, c’est moins que Jonny aime la musique du film de Peter Glenville, the Comedians, avec Burton et Taylor dans leur grand numéro d’amants fous, que le fait qu’il annonce que de travailler sur cette musique de film lui a donné envie de redécouvrir sa guitare !

« J’apprécie de nouveau la guitare. C’est presque un tout nouvel instrument quand j’entre en studio avec Radiohead. On utilise plus de violons et même un orchestre tout entier. Avant on était impressionné par les vrais musiciens – on n’a pas reçu d’éducation musicale sérieuse et la pop, ça s’écrit pas. C’est un monde diffrent. Maintenant on respire -sur TKOL on peut entendre des trompettes et des cordes, et dans le futur on travaillera avec davantage d’instruments classiques. »

Vous avez tous noté l’expression magique : « dans le futur… », il y a donc un avenir !

Masi ce qui va faire jaillir les commentaires, c’est la manière dont il se défend d’être responsable de la longue attente :

Q : une bande-son c’est le travail de 8 semaines alors qu’un disque de Radiohead c’est généralement 3 ans. Vous avez dû trouver agréable de pouvoir travailler vite et efficacement ?

Jonny : « Sûr. Mais vous ne vous adressez pas à la bonne personne si vous pensez que c’est moins qui suis difficile dans Radiohead (rire). C’est Thom le perfectionniste. Si cela ne tenait qu’à moi, on ferait un disque tous les ans. C’est peut-être bien que Thom mette tant de temps. Nos disques n’en sont pas moins bons. »

Aîe, aïe Aïe, aïe,aïe : serait-ce du dépit ? du ressentiment ? y a-t-il de l’eau dans le gaz ? en bref, y a-t-il du divorce dans l’air ? mais un album par an, fan’de chichourle, ce serait festif !

Le journaliste lui demande crûment : c’est quoi votre rôle dans Radiohead ?

Jonny : « Habituellement Thom nous donne des paroles et une chanson à moitié finie et nous autres ont rempli les blancs. Puis on déconstruit tout, on trouve une autre façon d’achever la chanson, et avant qu’on ait le temps de s’en rendre compte une année est déjà passée. Radiohead, c’est les Nations-Unies avec Thom dans le rôle de la Chine. »

Q : « Pourtant vous travaillez ensemble depuis 20 ans. »

Jonny : « Parce que c’est encore excitant et chaotique. On ne sait toujours pas ce qu’on veut exactement. Notre amateurisme préserve notre curiosité et notre innocence. Je détesterais connaître à l’avance comment un album va sonner et dans quels stades on va jouer ensuite. »

En somme ils restent ensemble parce qu’ils aiment souffrir et surtout parce qu’ils entretiennent avec Thom des relations sado-masochistes. Bizarre…Enfin il est l’heure d’ouvrir le grand débat : Thom Yorke, moteur permanent de Radiohead, est-il un étouffoir pour les autres (Phil veut chanter du folk, Jonny veut jouer de la guitare, Ed…veut faire quelque chose dans ce groupe !) ? A vos lance-flammes !

 

 

 

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