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en studio avec Nigel

Samedi dernier, participant au festival de musiques nouvelles de Brighton pendant lequel avaient également lieu des tables rondes, Colin Greenwood s’est prêté au jeu de l’interview, et on peut y lire des choses dont on attendait confirmation, à savoir que le groupe est en train d’enregistrer le prochain album (Colin qualifie la session d’enregistrement de la semaine dernière de “really good”) avec son producteur préféré, Nigel Godrich. Apparemment, les nouveaux morceaux sont “noisy” et “chaotiques”, mais encore à l’état embryonnaires… Il a rajouté une couche de compliments (ça ne manquait pourtant pas!) envers Kraftwerk, Mexico et le travail sur l’éclairage de la scène. Trop tôt par contre pour savoir si des nouveautés seront testées sur scène cet été…

{{Et alors, vous écrivez beaucoup quand vous ne composez pas?}}

Non, je retourne directement au studio, on fait du boucan avec tous les autres, puis je rentre chez moi. C’est vraiment ça, sérieusement.

{{Vous faites souvent du boucan dernièrement vous autres?}}

On y est allé la semaine dernière, c’était vraiment bon. C’était très bruyant (noisy) et chaotique, et très marrant. Je suis vraiment impressionné, et reconnaissant, par notre producer [producteur à l’anglaise] Nigel et sa capacité à rendre tout cela vaguement plausible.

{{Le choix de Nigel pour le huitième album, c’est définitif?}}

Nigel est fantastique et brillant. Il prend tout, même si c’est un vieux groupe hi-fi ou quatre-cinq personnes dans un groupe, et il va essayer de tout faire fonctionner d’une façon ou d’une autre. Je l’adore et je le respecte pour ça.

{{Combien de pistes avez-vous fait?}}

C’est vraiment des brouillons. On se met en place, on déballe notre grosse boite à Lego, on met tout par terre et on réfléchit, « qu’est ce qu’on va faire ? ». Mais c’est sympa, on essaye simplement que chacun soit intéressé, inspiré, pris dedans.
Mais ce qui est vraiment cool c’est qu’on revient à peine d’une tournée en Amérique du Sud, et c’est la première que nous allions dans certains de ces pays, et aussi à Mexico.
C’était la plus merveilleuse expérience. On a joué avec Kraftwerk, qui sont l’une de nos idoles, donc là c’était vraiment un privilège d’être sur scène avec eux.

{{Qu’est ce qu’il y a de si spécial avec Kraftwerk?}}

J’adore les rythmes, leurs beats, évidemment, mais j’ai aussi appris à les aimer de nouveau grâce à mon frère Johnny, qui ne connaissait pas très bien leur musique.
Il n’est pas un gros fan de musique electro contemporaine, mais il apprécie la qualité des mélodies. Leurs mélodies s’infiltrent dans votre cerveau et y restent – c’est fabuleux.

{{Pourraient-ils être le genre de personnes avec qui vous envisageriez de travailler?}}

Ils sont déjà tout en haut, aux sommets! C’était déjà géant de tourner avec eux.

{{Êtes vous impatients à l’approche de la saison des festivals?}}

Super excité. On va jouer à Reading et Leeds, donc ça devrait être sympa. Ca devrait être plus sombre et contrasté cette fois. Ce qui était frustrant dans certains festivals, et dans certains de nos concerts l’année dernière, c’était qu’il faisait jour.
Pendant les quarante cinq premières minutes de concert, vous pouviez voir notre lighting designer [celui qui s’occupe du jeu de lumière spécifique à la tournée In Rainbows] effondré derrière sa console. Si on considère le fait que les lumières sont claires et qu’on a mis du temps là dedans, c’était vraiment décevant.
Donc on voulait revenir et le refaire, pour que les gens voient ce que ça doit rendre normalement, plus sombre et amplifié.

{{Vous allez tester des nouveaux trucs à ce moment là?}}

Je sais pas. C’est un peu tôt pour le dire.

{{Est ce l’un de vos festivals favoris?}}

On a fait Roskilde et c’était extraordinaire, un rectangle avec 75 000 personnes qui devenaient fous, du premier au dernier rang. C’était magnifique, jouer sous un tipi orange. Mais parmi ceux en Grande Bretagne ? Ouai, ils ont toujours été bons.

{{Vous jouez dans beaucoup de festivals, mais vous y allez aussi?}}

Je veux aller à un de ces festivals pépères, ou tu peux camper, te relaxer et tout ça. J’ai une de ces tentes tipis.
Quand on a fait le dernier album, Stanley Donwood, qui fait toutes nos pochettes, a campé à l’arrière d’une vieille maison de campagne croulante, pendant qu’on dormait dans des caravanes. Ça m’a donné envie d’acheter un tipi, et une mini-tente pour les festivals, et faire ça avec les enfants.

{{Et avez votre huitième album, allez vous continuer avec la même démarche honnête que pour in Rainbows ?}}

On a beaucoup d’idées, mais on ne va rien décider avant d’avoir fini l’album. Je sais pas, c’est là, dans les airs, mais c’est cool. C’était aussi dans nos têtes la dernière fois, et c’était vraiment excitant, c’était déjà sur pied.

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