discographie

The Bends (album)

Second album du groupe, au style assez éloigné du premier. Les guitares se font plus subtiles. L’accueil sera cette fois plus enthousiaste.

A propos du titre :
The Bends signifie littéralement : ’l’ivresse des profondeurs’, il fait écho au déracinement et à la perte de repères d’un groupe qui s’est investi avant d’enregistrer cet album dans d’interminables et de très dures tournées… à la paranoïa et aux peurs qui naissent.

La Genèse de l’album :

La tournée de promotion pour le premier album Pablo Honey, boostée par le succès de Creep, a amené le groupe à parcourir une bonne partie de la planète pendant deux ans, en première partie de groupes divers. Le public est souvent au rendez-vous, en particulier en Europe où le groupe a acquis une belle notoriété, mais aussi en Amérique, en Australie et au Japon, où Radiohead pensait être un peu plus « libre » car c’est surtout pour entendre Creep que les gens viennent les écouter, ce qui amène Phil à déclarer le 8 mai 1995 à Consummable Online :

still playing the same songs that [they had] recorded two years previouslyalmost like being held in a time warp

Ces deux années marquent et éprouvent le « jeune » groupe, qui connaît des tensions internes, et a du mal à se confronter avec ce succès plus pesant que satisfaisait. Thom se dit
« right at the sharp end of the sexy, sassy, MTV eye-candy lifestyle »

En 1994, le groupe rentre en studio et commence à travailler avec le producteur bien côté John Leckie qui les encourage. Les sessions de travail auraient du commencer en janvier, au Studio RAK à Londres, mais au dernier moment, le groupe Ride demande à Leckie de travailler avec eux sur leur album « Carnaval of Light ». Pour arranger Leckie, les membres de Radiohead repousse leur session d’enregistrement au 24 février, profitant de ce délai pour revoir leurs chansons et continuer à répéter.
We had all of these songs and we really liked them, but we knew them
almost too well . . . so we had to sort of learn to like them again
before we could record them, which is odd.« (Thom Yorke)

Les deux premirs mois d’enregistrement ne sont pas évidents. EMI a déjà fixé la date de sortie à octobre 1994, et avec le succès relatif de Pablo Honey, le groupe est attendu et se retrouve donc sous pression, malgré tous les efforts de Leckie et de son assistant Nigel Godrich.

EMi demande aussi au groupe de sortir en parallèle un single avec la chanson »hit« de l’album, et personne n’arrive à se mettre d’accord sur le titre qui pourrait jouer se rôle : « Sulk », « The Bends », « Just », ou peut-être « Nice Dream ».

Cette approche va se réveler contre productive comme l’avoue Leckie :

»Everyone was
pulling their hair out saying, ’It’s not good enough !’ [. . .] We were
trying too hard ». The recording process slowed down further as guitarist
Jonny Greenwood
experimented with several rented guitars and amplifiers in order to
discover « a really special sound » for his instrument, despite Leckie’s
belief that Greenwood already had one. According to Leckie, whenever a
record company representative or the group’s management came to check on
the album’s progress, all the band would have to show them was « a drum
sound or something ».

Le groupe en arrive à se disputer pour savoir si en avril, il est convenable ou pas de faire une poste, et le producteur John Leckie suggère alors à Thom Yorke d’enregistrer seul à la guitare certaines chansons. Une tournée était déjà prévue pour mai et le début de juin, il était évident que l’album ne serait pas terminé avant octobre, comme c’était au départ prévu.

A la fin de cette première session au sudio RAK, Radiohead a enregistré quelques chansons qui figureront sur l’album, mais aussi des chansons pour l’EP My Iron Lung.

L’enregistrement reprend le 16 juin 1994, dans le studio à la campagne de Richard Branson (le fameux patron de Virgin), studio surnommé « The Manor » où le groupe enregistre beaucoup plus vite. La pause s’est avérée salvatrice.

Le tout est terminé à Abbey Road à Londres, où John Leckie mixe quelques chansons.

Les premiers chiffres sont entre-temps tombés. l’Ep My Iron Lung n’est pas un succès et EMI décide alors que les producteurs Sean Slade et Paul Q. Kolderie, qui se sont occupé de Pablo Honey, vont s’occuper du remix des chansons. Leckie ne comprend pas bien pourquoi on lui demande les copies des enregistrements…

Il déclarera ensuite qu’EMI

« had been going on
about trying to get an American sound for the record from the minute I
got involved ».

Kolderie fera savoir que lui et Slade n’ont rien demandé, mais EMI restera sur sa décision que le groupe finira par accepter. Même si John Leckie n’est pas d’accord avec tous les choix qui seront fait, il finira par déclarer qu’avoir pris une autre approche n’était peut-être pas un mal.

Previous post

2 juillet 1996, Oxford, Zodiac

Next post

Street Spirit (CD1)

No Comment

Leave a reply