1997, Non identifié
review d’OK Computer
Au début, on doutait. Avec sa gueule de Caliméro, Thom Yorke avait tout du pleurnichard. Genre chaussette grunge pour fille. Lorsque le single ’Creep’ a explosé, nous on disait ’je suis une crêpe, je suis un verre d’eau’. Et puis, à force de lire tes lettres, on est finalement allés les voir sur scène. C’était il y a un an. Une vraie claque. Sûr. Quelque part entre U2 et Nirvana, il y avait de lap lace pour que ce groupe devienne énorme. Aujourd’hui, on est plus que convaincu : troisième cédé du groupe d’Oxford, ’OK Computer’ va les imposer sur la planète rock. D’accord, c’est triste. Évidemment, c’est romantique. Mais la tempête sous le crâne du Thom Yorke n’a jamais aussi bien soufflé. Teinté de subtiles touches électroniques ("Airbag"), traversé d’orage de guitares ("Karma Police") ou de superbes accalmies (la ballade à pleurer de "No Surprises"), cet album te file la chair de poule. Allez, sans rancune. Et Ok Computer !












