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France, 12 et 13 juin 2018

On souhaite un bon concert aux Lyonnais, natifs ou d’adoption…Certains d’entre nous étaient hier soir à l’Olympia…spectacle et dévotion: on vous laisse vous exprimer sur le ressenti, l’ambiance, la passion!

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25 Comments

  1. valerie
    13 juin 2018 at 23 h 35 min —

    Grande dévotion du public hier soir à l’Olympia. En revanche, cette habitude des Parisiens d’arriver après la 1ère partie est vraiment irrespectueuse: la plupart des sièges en mezzanine étaient vides pour Oliver Coates, qui, je vous l’accorde, ne convainc pas vraiment pour moi (brancher un violoncelle: ça n’élargit en rien les possibilités de l’instrument et la saturation est un truc exploré depuis longtemps).
    Après les gens arrivent avec leur verre à la main et certains sont incapables de rester plus de 10 mn sans rien boire, donc ils retournent au bar en passant devant vous…Ils habitent un désert? Ils ont choppé la pépie? Bon, ça y est, j’ai fait ma grumpy mam…j’avais des voisins qui visiblement étaient sous cocaïne et qui ont fini par sauter par-dessus leur siège! ça les met dans un drôle d’état l’électro à Paris!
    Cela dit, le spectacle incitait à la danse ou plutôt à la transe (ça ne bougeait pas vraiment au parterre, trop fasciné par le basilic tout en noir): le spectacle visuel était particulièrement en phase avec la musique, c’était immersif à souhait (bien plus que cette expo très à la mode en ce moment, « teamLab » à la Villette, images pixélisées et musique de film hollywodien).
    Mais j’avoue que la déstructuration systématique des titres des morceaux (on ne peut plus du tout parler de chansons), devenus tous très abstraits, m’a un peu laissée sur ma faim (j’ai atteint l’âge de raison comme vous voyez). Les mélodies m’ont manqué : « Amok » était presque impossible à reconnaître, « Atoms for peace » aussi, chanté dans des tonalités différentes, avec un travail rythmique que je trouve un peu monotone pour tout dire (ça galope en syncope pour le résumer vite fait). On n’est pas près de chanter les titres de ce prochain album sous la douche. D’ailleurs ce n’est pas étonnant que les deux derniers morceaux aient fait l’unanimité: un « Default » virevoltant et furieusement dansant et, en 2ème rappel, « Glass Eyes », seul morceau du concert à émouvoir vraiment.
    Le groupe, et pas seulement Thom Yorke plutôt ému, était apparemment très content: Nigel Godrich s’est fendu de quelques phrases en français pour dire comme ils étaient heureux d’être à Paris. La ferveur était à son comble dans la salle qui semblait ravie. Je me suis sentie très bien sans être extatique, j’ai trouvé que ces morceaux manquaient de particularité et que les couleurs étaient bien présentes sur les écrans mais pas dans la musique. Mais c’est vrai que l’essentiel du concert était constitué de morceaux de TMB ou d’une même inspiration, on est définitivement loin de la variété d’invention de RH…

    • 27 juin 2018 at 10 h 44 min —

      Bah oui, le Parisien il sort du boulot un peu tard, il travaille pas forcément à-côté de l’Olympia, il doit jongler avec les problèmes de transport, donc il rate régulièrement les premières parties… Celle-ci par ailleurs ne restera effectivement pas dans les annales.
      Pour le coup, c’était un peu compliqué à l’entrée, je n’ai jamais vu une queue pareille et autant de contrôles. Ce qui explique aussi pourquoi Thom est monté sur scène un peu tard, il y avait encore pas mal de monde dehors à 21 h.
      Quant au public, je l’ai trouvé plutôt correct par rapport à ce qu’on peut voir ces temps-ci, relativement peu de smartphones brandis à bout de bras et un degré d’attention plutôt correct.

      Sur le concert en tant que tel, ils étaient tous en effet en forme et bien contents d’être là. Mais on n’aura pas, de mon point de vue, manqué grand-chose si on les avait vus au pitchfork et surtout, à la gaîté en 2013.
      Oh et les gesticulations/chorégraphies de Thom deviennent de plus en plus thomyorkesques, il va bientôt pouvoir déposer un copyright.

      • valerie
        29 juin 2018 at 20 h 47 min —

        Oui tu as raison, on va au spectacle…cela dit « ça se fait rare de nos jours » comme disait Noël Noël (j’ai des références d’un autre âge, je sais, mais je suis d’un autre âge!)…j’ai vu des concerts récents où le chanteur reste fixé en pied de micro…c’est un peu ennuyeux!

  2. eutow
    14 juin 2018 at 0 h 21 min —

    Hello
    Je suis arrivé quand je suis arrivé juste apres la 1ere partie. A vrai dire je m’en fichais un peu. Je sortais du boulot et je voulaid d’abord discuter avec mon ami pas vu de lognue date et manger ! Un peu circonspect en arrivant dans la salle apres avoir ete contrôlé 6 fois. Paris, l’olympia, les gens autour de mois en mezzanine ca sentait un peu le concert plan plan. Debut du concert, tres surpris par Interference, chanson dont je me rends compte que je n’y avais jamais prête la moindre attention. Jolie. Brain in the bottle pas mal mais tres sceptique sur les visuels « balles de tennis jaunes en mode fond d’ecran windows xp ». Le son est tres (trop) fort, les basses aussi, je tends l’oreille pour isoler la voix de Thom. Les chanson passent, j’essaye de rentrer dedans et petit a petit je me laisse envoûter. Nose grows tres belle. L’enchaînement cymbal rush the clock enorme surtout l’instru entre les deux morceaux qui etait fantastique et qui a mis une grosse ambiance. Les nouveaux morceauw je n’en ai rien retenu, ca ne m’a pas parlé. Truth ray a été pour moi le moment le plus fort et je l’ai eu en tête toute la journée. Il y a quelque chose de sacré dans ce morceau. Je ne sais pas ce que Thom répète en boucle a la fin: make it ??? Je ne sais pas. Et les visuels sur ce morceau etaient tres simples mais beaux. Des sortes de rayons de soleil synthétiques ..étranges et beaux. Amok m’avait beaucoup plus marqué a la gaite lyrique, là je ne l’ai même pas vu passer. Default enorme of course et glass eyes que je n’ecoutais jamais sur AMSP etait tres belle et cette fausse note et ce sh*****t de Thom etait sympa. Bref, tout de même cool. Rien d’inoubliable mais il a toujours cette présence et cette voix toujours aussi belle a presque 50 ans. PS: pourquoi il ne joue pas the eraser ?!??! PS 2 J’etais 4e rang mezzanine plein axe

  3. The thief
    14 juin 2018 at 9 h 56 min —

    Même une chroniqueuse blasée des inrocks peut se laisser envoûter par Thom.

    https://www.lesinrocks.com/2018/06/13/musique/ca-donnait-quoi-thom-yorke-lolympia-111093609/

    • valerie
      14 juin 2018 at 23 h 45 min —

      C’est étonnant, on n’aurait pas pensé dire ça d’un article des Inrocks, mais c’est assez juste dans la forme et le fond cet article. Le personnage est devenu mythique, absolument unique, jusque dans ce drôle de mélange entre électronique et sensualité.

      • 29 juin 2018 at 9 h 53 min —

        C’est de la pure cuisine interne (et pas toujours très proprette) dans les relations labels/médias, mais les Inrocks ont besoin de soigner leurs relations avec Beggars suite à une critique plus qu’acide – et franchement mal construite – d’une de leurs grosses sorties du début d’année. Cet article qu’on n’attendait effectivement pas y participe peut-être.

        • valerie
          29 juin 2018 at 20 h 49 min —

          Ah! tu éclaires ma lanterne, je me disais aussi que c’était bien étrange!Enfin on connaît le sens de la mode des Inrocks : « quitte à être original, adorons ce que nous méprisions hier! »

  4. 14 juin 2018 at 17 h 18 min —

    Après l’ancienne Belgique, venant de Lille je fais le déplacement à Paris.
    Arrivée 13h, large!
    Un peu de tourisme, photos de l’entrée obligatoire. Je décide de me ranger dans la file à 18h30. Ouverture de la salle 5 mns après, nickel.
    Et puis l’attente dans cette très belle salle. Première partie comme à Bruxelles: ennuyante.
    Je suis en fosse, plein axe, 3ème rangée, au top.
    Arrivée du trio un peu après 21h. C’est parti pour le voyage.
    J’ai adoré l’enchainement des morceaux, un peu différent de Bruxelles. Peut-être un peu trop proche de la scène, je trouve que le son bourdonne un peu mais la vue est géniale. J’avais jamais été aussi proche de Thom: c’est un véritable sorcier, lutin, farfadet! Bref, habité de bout en bout comme d’hab, entier; il transmet vraiment son énergie et son plaisir d’être là.
    Encore une mention spéciale à Truth Ray pour l’émotion et un peu de calme dans ce concert supersonique! J’ai eu ma dose, jusqu’aux prochains passages en France bien sûr!
    Et Lyon?

  5. 14 juin 2018 at 17 h 28 min —

    Ah oui, j’oublie le rappel: pas super branché par Spectre en live (Bruxelles), Glass Eyes est superbe. La journaliste des inrocks a raison: la petite fausse note à la fin et la réaction de Thom (qui à mon avis « pouffe » mais ne dit pas chut ou shit) est peut-être le meilleur moment du concert. J’aime toujours quand il(s) se plante(nt): the Gloaming au Main Square par exemple. Ca rajoute encore plus d’humanité à ce grand Thom!

  6. Owen
    14 juin 2018 at 19 h 45 min —

    Je suis allé voir mon premier concert de Thom Yorke/Radiohead hier, au Transbo. J’avais pris billets, carte d’identité de ma mère, ma carte d’identité, le mot de ma mère comme quoi elle m’a donné ses places et la carte d’identité de ma tante qui m’accompagnait. L’agent de sécurité a rit « si vous rentrez pas avec ça, vous rentrez nul part! » Mais c’était le minimum d’après le post Facebook du transbo.
    Perso j’ai bien aimé Oliver Coates (dont sa musique est qualifiée de « beautée ennuyante » par les Inrock).
    Quand Thom Yorke est arrivé, j’était euphorique. Le mec qui me fascine depuis 4 ans, qui m’a fait aimé la musique électronique, qui m’a donné envie de faire de la musique et dont j’ai regardé des centaines de vidéos était en face de moi, à 4/5 mètres.
    Dans la fosse, le son était très saturé mais ma tante qui était tout au fond avait un très bon son.
    Le temps est passé tellement vite! C’était magique! Le meilleur concert que j’ai fait de ma vie (j’ai que 16 ans, j’ai encore le temps d’en voir d’autres). Seuls trucs qui m’ont manqué : la guitare de Black Swan et le synthé de Amok.
    Par contre, il un mec qui a gueulé tout le long du concert. Il a pas arrêté de se prendre des « Ta gueule », même d’Oliver Coates. MEC TAIS TOI QUAND THOM JOUE GLASS EYES
    A part ça c’était un concert incroyable, je m’en souviendrait toute ma vie!

  7. 15 juin 2018 at 16 h 01 min —

    Ouaip, comme pour Owen, sans doute le meilleur concert de ma vie, sauf qu’il y a longtemps que je n’ai plus seize ans.

    Et là, presque 48H après, je ne suis toujours pas redescendue…
    Arrivée juste assez tôt pour être au deuxième rang, dans cette salle du Transbordeur ou la scène est vraiment proche des barrières. La foule est cool, pas d’oppression.

    Début du show un peu avant 21H15, après une courte première partie. Oliver Coates fait une prestation peut être d’une grande qualité musicale, mais il s’ennuie sur scène et du coup, nous ennuie aussi…Il finit même par insulter le public…Rentre chez toi mon gars et trouve toi un auditoire à ta mesure!

    Et puis Thom. THOM. Le chanteur du groupe que j’écoute en boucle, là, si proche, qui plante son beau regard clair et bancal dans tes yeux, qui t’offre son sourire l’espace d’un instant, te donnant l’impression qu’il ne chante que pour toi…et plus rien d’autre n’existe que les mouvements si sensuels de son corps, que le son si fabuleux de sa voix, accompagnés des beats de Nigel et des images de Tariq.

    Comme le dit la journaliste des Inrocks, on a parfois l’impression qu’il sort d’un cartoon, mais ce n’est pas son statut de diva qui lui permet de défier le ridicule : il ne s’en soucie pas, il se fout du paraître, il te propose ce qu’il ressent, et c’est juste magique. Certains diront que j’idéalise, je ne crois pas, il ne calcule rien et semble d’une grande sincérité.

    A 23H un peu passé, quand il revient pour interpréter seul Glass Eyes, et que je réalise que c’est déjà fini, c’est comme si le temps s’était arrêté, comme si le concert n’avait duré qu’une seule seconde : retour sur terre.

    Et déjà c’est le manque…

    Pourtant, je suis plus une inconditionnelle de Radiohead que de l’électro de Thom. Mais j’ai eu hier au soir ce qui m’avait manqué à Monza : le plaisir manifeste qu’il avait de partager ce moment avec son public, l’émotion qu’il a mise dans chacune de ses chansons, l’interprétation physique qu’il en a faite : Thom est un Dieu, c’est sûr, mais un Dieu en chair et en os, avec ses faiblesses…et pendant presque deux heures, il nous a proposé de découvrir son paradis.

    Alors effectivement, à Lyon, il n’y avait que trois écrans, mais cela n’enlevait en rien à la qualité du spectacle visuel, certes il y a eu, notamment sur A Brain In A Bottle, au début du show, des saturations sur les basses, mais cela n’a pas duré, et oui, il y a des morceaux que j’ai eu du mal à reconnaître tant ils étaient différents des versions studio, mais c’est aussi ça le live, avec ses joies et ses peines… !

    Il y a surtout eu Thom assis tout seul sur le bord de la scène, petit homme, grand gosse, avec toute sa tendresse dans Nose Grows Some, il y a eu cette folie décalée de Default en final, il y a eu ce sourire dans Glass Eyes quand il a réussi la note qu’il avait planté la veille, il y a eu ses doigts qui couraient délicatement sur les cordes de sa guitare, prolongation de ses mains, il y a eu Nigel qui s’éclatait comme un malade derrière sa console et qui s’est fendu d’un petit discours en français, il y a eu…

    Et la fosse à Lyon s’est mise au diapason du rythme.

    Je ne sais pas si je vais m’en remettre, vraiment.

    • 15 juin 2018 at 22 h 54 min —

      J’aurai pu écrire pratiquement la même chose. 3 eme rang, au milieu. Et il était là, juste devant moi, en vrai.
      Ça change tout par rapport à un concert de Rh au milieu des arènes. Pouvoir lire les expressions sur son visage. Son regard en face.
      J’ai au final le sentiment d’un concert presque intimiste, beaucoup d’échange avec le public. Et leur plaisir évident d’être là.
      Truth ray… je n’osais espèrer.
      Atom for peace grandiose aussi.
      Même si le virage électro n’est pas ma tasse de thé, ça m’a mit une bonne claque. Il y’a quand même des morceaux qui m’ont semblé nouveau ?
      Par contre mes voisins j’ai eu du mal. Sans parler des téléphone en l’air et des cigarettes électroniques dans ta face, je ne comprend pas les types qui viennent à un concert pour sauter et danser pire que dans une rave, les yeux fermés, en transe. C’est un spectacle. Ça s’ecoute et ça se regarde les yeux grand ouverts. Moi j’ai essayé de m’imprégner pendant ces 2 petites heures. Mais je suis déjà en manque…
      Est ce que quelqu’un a récupéré la set-list?
      Courage pour la descente.

    • 11 juillet 2018 at 22 h 41 min —

      Avec du retard.
      Merci pour le compte-rendu. Content que tu aies réussi à avoir le deuxième rang et que tu aies apprécié plus et oui toujours dur la descente après des concerts comme ça.
      Pour Monza c’est amusant, ce n’est certes pas le meilleur concert que j’aie vu de leur part mais j’avais quand même beaucoup apprécié.

  8. valerie
    15 juin 2018 at 20 h 53 min —

    Bravo Myxo de nous transmettre la vibe! Et à tous les autres qui ont senti le Souffle!
    On attend des retombées du Sonar, ça devrait être très différent comme ambiance.

  9. The thief
    17 juin 2018 at 17 h 27 min —
  10. 17 juin 2018 at 23 h 28 min —

    Merci pour l’info.

    Je désespérais de trouver un article sur le concert de Lyon, alors que toutes les autres dates avaient eu un écho sur internet, et voici ce qui est sorti :
    http://www.concertandco.com/critique/concert-thom-yorke/transbordeur-lyon/52480.htm

    Je crois que j’aurai finalement préféré ne rien lire ! L’auteur a bien sur le droit de ne pas avoir aimé le concert, chacun ses goûts, et il fait le job en transcrivant son ressenti, mais qualifier Thom d’égoïste, c’est juste complétement improbable et cela laisse à penser que sa présence au Transbo a dû être bien fugitive…

    Que celles et ceux qui étaient à Nîmes en 2012 nous parlent de l’ennui des musiciens de Radiohead sur ce morceaux non nommé de The King Of Limbs.

  11. 20 juin 2018 at 10 h 59 min —

    le mec est clairement blasé de tout.
    dire que le groupe sans yorke se serait fait huer a fourvière c’est pas vraiment crédible.

  12. 24 juin 2018 at 21 h 36 min —

    Aucun retour sur le Sonar…

    J’ai essayé de lire quelques commentaires, il semble que le show de Thom, un peu trop cérébral , un peu trop tard dans la nuit, n’ait pas fait l’unanimité et que le public ait progressivement déserté pour des ambiances plus club et moins émotionnelles.

    Pas une seule âme n’était présente ?

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