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Copacabana, le Marcovaldo, Vincent Cassel

Nous nous efforçons, vous le voyez, de ne pas sombrer dans le pittoresque (mais c’est un cliché aussi, mince): ils étaient hier soir à Rio de Janeiro, Thom est resté décemment habillé contrairement à son dernier passage..mais surtout, il a chanté True Love Waits, tout seul à la guitare, dans la version que j’aime! Obrigado!

https://www.youtube.com/watch?v=CPIY4aaJ-00&pbjreload=10

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24 Comments

  1. 21 avril 2018 at 22 h 13 min —

    Bonsoir tout le monde,
    Cela fait un moment que je ne me suis pas connecté mais la vision du concert de Tierra del fuego m’a bouleversé. Ils ne font que se bonifier !
    J’ai dû manquer d’attention mais je n’avais pas remarqué à quel point la deuxième partie de Everything In Its Rights Place avait évolué ces derniers temps en live. C’est très net sur ce concert là. La ligne de basse de Colin et les effets de Thom sont hallucinants ! J’ai l’impression de redécouvrir EIIRP et de l’aimer encore plus qu’avant. Si après avoir révolutionné la musique, ils révolutionnent aussi leurs anciens titres, là, moi, je n’en peux plus !
    Ca ne vous a pas fait ça à vous ?

    • valerie
      22 avril 2018 at 10 h 07 min —

      Idioteque aussi a pas mal évolué ces derniers temps…dans la mesure où il n’y a aucun nouveau titre, contrairement aux précédentes tournées, je pense que pour que Thom ne s’ennuie pas sur scène il faut qu’il y ait un peu de changements. Mais je suis plutôt d’accord avec blaste, ils sont dans un mode « greatest hits-deluxe ». Cependant, la passion des fans sud-américains leur permet d’aller piocher dans tous les albums, le public réagit bien à tout, même à the gloaming a capella!

      • nicomaurice
        28 avril 2018 at 11 h 37 min —

        concernant Idiotheque, je n’aime pas tellement la version de cette tournée, le jupiter 8 qui est utilisé pour la nappe de synthé dénature un peu le morceau je trouve ainsi que le break du milieu est un peu raté…

  2. 22 avril 2018 at 0 h 26 min —

    Comparé à des concerts un peu + anciens, j’ai l’impression qu’ils modifient moins, ou se tiennent à des modifs qu’ils « standardisent » un peu, après je connais pas + que ça tous leurs concerts.

    Concernant True Love Waits, ça me gêne un peu dans la mesure où c’est un concert de Radiohead, pas de Thom Yorke. Et je me demande si c’est une manière de renier la version Moon Shaped Pool, ce qui me semblerait plutôt injuste.

    • 22 avril 2018 at 10 h 06 min —

      Pour les modifications, je suis d’accord. Mon observation ne portait que sur EIIRP. J’adore la modif.
      Sur True Love Waits, c’est un point de vue intéressant. Il est fort possible que Thom sait que la version Moon Shaped Pool a déçu et que les fans ont encore la nostalgie de la version I might Be Wrong. Ca colle avec le côté tournée Best OF qu’ils proposent en Amérique latine.

    • valerie
      22 avril 2018 at 10 h 15 min —

      Sur TLW en revanche, je nete suis pas: ça a toujours été une chanson de Radiohead, mais la version de AMSP a quelque chose de funèbre hélas, à cause du contexte et de l’ambiance générale de l’album: retour sur 25 ans de vie avec Rachel Owen, réinterprétation d’une chanson d’amour écrite au début d’une histoire qui s’est terminée tragiquement. A Rio, il la chante hors album, et on retrouve alors l’ingénuité et l’humour du début ( « your kitten smile », « I’ll dress like your niece »…) comme si on ne connaissait plus la suite. La version de AMSP me plombe le moral personnellement.

      • 22 avril 2018 at 21 h 30 min —

        Tout à fait d’accord avec toi sur l’ambiance déchirante et triste de TLW sur AMSP. Il est fort probable d’ailleurs qu’une bonne partie de l’album a été conçue dans l’ambiance de la séparation d’avec Rachel. Je n’ai cependant pas l’impression que cette version de TLW ait été un triomphe ou que ce soit le sommet de AMSP. Il est possible aussi que ce soit tout simplement trop douloureux pour Thom de chanter la version triste en concert.

      • 23 avril 2018 at 12 h 04 min —

        Suis assez d’accord aussi avec ce qui a été écrit dans les différents messages, j’aime beaucoup les 2 versions pour des raisons différentes (je trouve extra qu’il l’ait joué), je les trouve toutes les 2 assez tristes pour des raisons différentes (à sa place, je ne sais même pas si je serais capable de la jouer), ma seule préférence porte sur le fait que j’aurais aimé que le groupe la joue ensemble, c’était l’idée de ma phrase « c’est un concert de Radiohead, pas de Thom » : après, comme c’est un début de rappel, c’est pas grave, je m’étais juste fait la réflexion ; et pour l’esthétique des 2 versions, peut-être qu’ils pourraient combiner les 2 pour atténuer cet effet un peu funèbre, Jonny au piano et Thom à la guitare, je sais pas.

  3. 22 avril 2018 at 22 h 14 min —

    Juste pour rebondir sur True Love Waits : justement ce qui me plait, c’est précisément que cette chanson existe dans ces deux versions. Il y a la première, que personnellement j’ai toujours trouvé un peu « folk amélioré », bref limite une face B de « the bends » (pour comparer avec une autre ballade de la même époque, « fake plastic trees » me semble bien mieux vieillir). C’est comme vous dites peut-être le début d’une histoire d’amour, avec ce coté naif, exalté, et aussi naif jusque dans l’arrangement, assez simple et basique. Une chanson d’ado (ceci dit sans rien de péjoratif là dedans). Quand j’ai appris que True Love Waits allait clôturer AMSP, j’ai d’abord eu peur. Et pourtant la version revisitée qu’ils ont proposées me donne des frissons à chaque fois. Valérie, c’est vrai qu’elle est plombante, je dirais plutôt lugubre, mais elle a du sens sur cet album, à cette place aussi en dernier titre. Bref, True Love Waits, c’est bien qu’il y ai deux versions. Mais personnellement, la récente dégage quelque chose que la vieille ballade guitare est incapable d’atteindre. De toute manière, peu de chansons de l’époque années 90 de Radiohead arrivent à la cheville de AMSP. Mais ce n’est que mon opinion bien sur !

  4. 22 avril 2018 at 22 h 19 min —

    Ce qui est plombant par contre avec True Love Waits dans cette version et en dernière plage de l’album, c’est qu’à chaque fois que je ne peux pas m’empêcher de me dire que ça sent le dernier album du groupe… ce côté boucle (des claviersmais aussi des années 95-2017), ce côté épuré, ce chant et ces notes qui disparaissent peu à peu… Il y a un côté morceau de cloture d’une discographie plantureuse.

    • Laurent
      22 avril 2018 at 23 h 41 min —

      Et oui, la fin d’un cycle/d’une époque, un sublime point d’orgue, comme toutes les dernières chansons de chaque album d’ailleurs.

      Pour avoir « vécu en direct » leur période des 90’s, je suis moins catégorique que toi, même si le oufissime Daydreaming et Present tense sont des chansons incontournables de leur disco.

      Blow out, Fake plastic, Bullet proof, street, Let down, the tourist, c’est du très lourd, et elles ont pour certaines, toute leur place et leur sens en concert (d’ailleurs la version 2017 de Let down est au moins aussi forte et sublime en concert qu’en 1997)

  5. Laurent
    22 avril 2018 at 22 h 26 min —

    La version d’AMSP est très fidèle à la version démo qu’on a pu découvrir sur la cassette de l’édition deluxe d’OKC.

    J’aime indifféremment les deux versions, et je me souviens de ma toute première écoute de la version « définitive » (AMSP) en mai 2016.

    J’ai eu une claque sans commune mesure, et jusqu’à ce moment, je pensais que Radiohead ou Thom Yorke n’étaient plus capables de me procurer une telle émotion sur disque (et live aussi, car j’ai eu cette immense joie d’être au 2e rang en 2016 à Paris lorsqu’ils l’ont jouée la première fois dans sa version AMSP en concert).

    Et oui, j’abonde dans le sens de Smoggy, en rajoutant qu’ils ont cette faculté remarquable d’arranger/réarranger les chansons;
    pensez à Like spinning plates qui est un sommet d’Amnesiac et qui est un tout autre pinacle dans sa version live

  6. valerie
    22 avril 2018 at 22 h 34 min —

    Je suis d’accord avec toi pour l’intérêt des deux versions: on n’aura jamais de version « unplugged » des albums des RH mais réinterpréter une chanson à 25 ans d’intervalle, ça a beaucoup de sens en effet pour un groupe de cette longévité. C’est un des intérêts de l’époque que nous vivons: voir la musique évoluer avec le temps, redécouvrir l’inspiration première sous la production d’une époque révolue, c’est assez passionnant, ça révèle les morceaux qui tiennent le coup face au temps aussi, et ce sont parfois les plus simples. TLW reste un morceau bouleversant dans sa naÏveté, et révèle beaucoup de la personnalité de Thom, un fond d’enfance qui n’existe pas du tout dans « Creep » par exemple, qui est une chanson fabriquée et pas très sincère.
    En revanche, je ne crois pas que AMSP soit leur chant du cygne: le problème est moins l’inspiration (Thom compose et a plein d’idées nouvelles, Jonny est en phase de créativité) que la disponibilité de tous les 6 pour travailler ensemble. C’était déjà un problème pour AMSP: il faut que Nigel les coince et les enferme en studio sans possibilité de s’échapper pendant un mois….

    • astyl
      22 avril 2018 at 23 h 00 min —

      ET qu’ils soient beaucoup moins « chieurs » et longs dans leurs enregistrements, j’entends par là plus directs, spontanés, plus « bruts ».

      Ce qu’ils avaient essayé de faire pour HTTT.

      N’est pas KING GIZZARD & THE LIZARD WIZARD qui peut (5 albums l’an passé, et strictement RIEN à jeter)

  7. 28 avril 2018 at 1 h 24 min —

    Hello,
    Je poste quasiment jamais mais je consulte le site tout les jours depuis 2012!
    J’en profite pour vous remercier !!
    J’ai découvert Alexa Melo et j’ai envie de partager ça avec vous.
    C’est une jeune artiste américaine qui poste souvent des covers de Radiohead sur insta mais pas que et…. c’est pas mal
    Voilà sa reprise de weird fishes :
    https://www.youtube.com/watch?v=szI2NTgiIbU
    Bon week end 🙂

  8. valerie
    28 avril 2018 at 9 h 05 min —

    Merci de ta fidélité et de ton post…on écoute ça et on fera un beau jour un nouvel article sur les covers! Y’a du talent chez les radioheadiens!

  9. 28 avril 2018 at 15 h 14 min —

    Le Suspiria de Guadagnino a été présenté au CinemaCon de Las Vegas y a 2 ou 3 jours, on devrait commencer à en avoir des nouvelles ! 🙂

  10. valerie
    1 mai 2018 at 9 h 12 min —

    Mais ça ne va sortir qu’à l’automne, on aura peut-être des bleeps de TY d’ici-là en effet…m’étonnerait que ça soit très mélodique!

  11. 1 mai 2018 at 13 h 19 min —

    Puisqu’on parle de Suspiria, je suis tombé sur deux articles en relation. L’un sur le film lui-même (un remake d’un film d’Argento aussi baroque que traumatisant) qui décrit les impressions de journalistes devant les premiers extraits : on y mentionne un film particulièrement éprouvant, qui « donne envie de vomir », une expérience qui s’annonce assez unique, rappelant un croisement entre « Black Swann » et « l’Exorciste ».
    Le deuxième article a peut-être déjà été publié ici : Thom Yorke lui-même parle de son travail sur le film. Apparemment, il a flippé et un peu galère, mais il a ressenti une grosse excitation face à ce qu’il semble considérer comme une mise en danger, hors de sa zone de confort. C’est sur qu’après 25 ans de carrière, ce genre de propositions doit faire du bien. Il mentionne surtout une influence pour cette B.O : Vangélis et son travail – magnifique et intemporel – sur le « Blade Runner » de Ridley Scott au début des années 80. Et ça, personnellement, ça me fait très, très envie… je pensais comme toi Valérie, que cette B.O de Yorke serait pleine de bleeps (d’ailleurs ça m’aurait plu aussi) mais je me dis qu’on va peut-être avoir autre chose. Pas mal de synthèse, des cordes, sans doute quelque thèmes au piano. Une B.O quelque part entre « Phantom Thread » et « You Were Never Really Here » 🙂

  12. 1 mai 2018 at 13 h 21 min —

    Ah oui et les liens vers les deux articles en question :

    Premières réactions au film :

    https://www.vice.com/en_us/article/59jv48/luca-guadagnino-horror-movie-suspiria-dakota-johnson-cinemacon-vgtrn

    Thom Yorke appréhende sa première B.O avec stress et excitation :

    https://pitchfork.com/news/74055-thom-yorke-talks-new-suspiria-score/

  13. valerie
    1 mai 2018 at 18 h 08 min —

    On sera bons pour acheter la bande originale sans aller voir le film alors…je ne supporte pas les films d’horreur!

  14. 1 mai 2018 at 18 h 42 min —

    Moi aussi Valérie j’ai du mal avec les films d’horreurs mais surtout ceux actuels, toute cette tendance au « torture porn » comme la série des « saw » par exemple, des mutilations filmées comme un clip MTV avec du métal FM en bande son… ça je comprends pas, c’est dégueulasse et parfaitement crétin.

    Mais par contre, il y a de grands films d’horreurs dans l’histoire du cinéma, et à mon goût le « suspiria » d’Argento en est un, tout comme le « shining » de Kubric ou « exorciste » de Friedkin etc.

    Ce remake je le sens bien – curieux ce réalisateur qui passe d’un tendre et sensible « call me by your name » à un film d’horreur « traumatisant qui donne envie de vomir » (mais attention les journalistes culturels américains sont à la fois prude et excessif). Ceci dit je ferai sans doute comme toi et n’irais pas le voir en salle, où on est un peu coincé devant l’écran…

  15. 7 mai 2018 at 23 h 49 min —

    J’ai aussi lu des trucs sur des scènes particulièrement pénibles dans ce Suspiria, je ne comprends pas du tout l’intérêt que cela peut avoir…et que Thom soit le compositeur de la BO me laisse totalement perplexe

    • 8 mai 2018 at 7 h 50 min —

      Ça a un intérêt pour beaucoup, psychologique et peut-être encore politique, chacun ses goûts. Je pense quand même que, pour la majorité des gens, ils vont voir ce genre de film pour l’histoire qu’il y a derrière, pas le gore pour le gore. J’espère, en tout cas. Quand je vois Jonny composer pour quelqu’un comme Lynne Ramsay, ça me dépasse aussi de beaucoup, c’est pourtant une violence moins « graphique », comme on dit. Je pense que beaucoup iront pour le titre Suspiria, qui résonne dans l’histoire du cinéma, peut-être que certains iront pour le nom de Guadagnino s’ils ne se laissent pas rebuter par l’aspect gore, voire pour le casting qui est dans l’air de la cinéphilie actuelle, je pense pas que beaucoup de gens iront pour la BO de Thom : ça m’étonnerait que beaucoup de personnes aillent au cinéma pour un compositeur (je le faisais à un moment, ça m’a fait voir des daubes). Perso, j’aime pas l’original d’Argento (j’adhère pas au giallo en général), et Guadagnino ne m’attire pas, ni dans ce remake ni dans ses films précédents, je me contenterai de ce que la technologie permet de voir un film chez soi. 🙂 J’espère que la BO de Thom sortira en CD.

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