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19 juillet 2017, Tel Aviv, Israël

Le concert de ce soir a déclenché une controverse… Dénonçant l’occupation des Territoires palestiniens, plusieurs célébrités qui soutiennent le BDS (Boycott Desinvestissement Sanctions), notamment Roger Waters et Ken Loach, demandent depuis quelques mois à Radiohead britannique d’annuler la date.

Thom Yorke, soutenu par le reste du groupe , a expliqué sur twitter que « jouer dans un pays ne signifie pas cautionner son gouvernement »… et rappelé que le groupe a déjà joué plusieurs fois par le passé dans ce pays qu’ils connaissent bien (l’épouse de Jonny Greenwood en est originaire) :

A lire sur le sujet : « Mais pourquoi le concert de Radiohead en Israël fait-il polémique ? », article de Yohav Oremiatzki pour telerama : http://www.telerama.fr/musique/pourquoi-le-concert-de-radiohead-en-israel-fait-il-polemique,160838.php
51000 spectateurs attendent le groupe :


En soundchecks, on a pu entendre : Myxomatosis, Like spinning plates, All I need.

Au programme :

18:00 Dudu Tassa & The Kuwaitis
19:00 JUNUN feat. Shye Ben Tzur & Rajasthan Express
20:30 Radiohead

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16 Comments

  1. valerie
    19 juillet 2017 at 19 h 24 min —

    Like spinning plates en soundcheck: http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-4991083,00.html

    Cette polémique n’a pas suscité de discussion parmi les fans en France? Ce mouvement BDS n’a pas d’ancrage en France?

    • admin
      19 juillet 2017 at 20 h 44 min —

      On a reçu un mail salé… (de quelqu’un qui nous prenait pour le groupe je pense)

      • valerie
        19 juillet 2017 at 23 h 30 min —

        La discussion aurait pu être intéressante pourtant: je trouve que Radiohead a mis le doigt (façon de parler, Thom ne s’est pas distingué par ce doigt d’honneur) sur un conflit idéologique majeur. Boycotter un pays, un peuple, pour faire plier une politique, est-ce encore utile? pertinent? Depuis 2005, BDS a fait un peu parler de la Palestine, mais qu’est-ce que ce mouvement a changé dans la politique israélienne? Un mouvement minoritaire a-t-il le droit d’imposer sa stratégie, même quand elle a fait la preuve de son inefficacité, à un ensemble de personnes libres, et en particulier d’artistes et d’intellectuels? Contrairement à ce qui s’est passé pour l’Afrique du sud, aucun Etat ne boycotte officiellement l’Etat d’Israël, ses industries, son commerce et il n’est pas au ban des nations…C’est même le seul Etat démocratique de la région…Plus troublant: en Palestine Radiohead et la plupart des groupes de musique occidentale n’auraient pas le droit de se produire…qu’on songe aussi à ce qui s’est passé en Turquie: des fans de RH attaqués parce qu’ils écoutaient leur musique préférée pendant le Ramadan, dans une boutique fermée (qui a d’ailleurs définitivement jeté l’éponge depuis). Tout cela n’est pas simple et, contrairement à ce qu’affirme tranquillement Ken Loach (son boycott va-t-il jusqu’à se priver de la littérature israélienne, Meir Shalev ou Aaron Appelfeld?), ceux qui ne sont pas contre l’oppresseur ne sont pas forcément pour lui (ça me rappelle quelque chose ça: « tous ceux qui ne sont pas pour nous sont nos ennemis »…de la parole tyrannique, non?). Je trouve que dans cette polémique Thom Yorke, dont le mauvais caractère est salutaire dans bien des cas, a eu en effet pas mal de courage, même si, pour RH, l’attachement à Israël est essentiellement sentimental (Jonny Greenwood y passe plusieurs mois par an et son amitié avec Ben Tzur est bien connue, lui-même est un passeur de cultures). J’ai trouvé que les échanges, loin d’être triviaux, étaient plutôt fournis et assez troublants. Je crois aussi que ce n’est pas en empêchant les gens d’avoir accès à l’art qu’on détruit les murs de haine bâtis par les hommes, les politiques, les militaires, les idéologues, grandement plus responsables que les guitaristes et les chanteurs de rock dans cette affaire. Mais je suis sans doute naïve. En tout cas, je comprends que RH ait voulu finir cette tournée par un retour à leurs premiers succès internationaux: c’était le point le plus nostalgique de leur tournée après Glasto et ils n’auraient voulu à aucun prix manquer ça…aucun Palestinien ne sera libéré, la cause n’aura certes pas avancé, mais elle n’a pas reculé ce soir: on peut penser que les fans de RH en Israël sont majoritairement opposés à la politique de Netanyahou. Quant à cet argument: « on tourne dans bien des pays dont on désapprouve grandement la politique », il est assez marquant. On ne peut décidément plus être naïf à notre époque…

        • 21 juillet 2017 at 6 h 50 min —

          J’ai trouvé cette contreverse assez lamentable…
          Non mais, sérieusement, boycotter le public ??
          La musique, c’est fait pour traverser les frontières, et c’est grâce à elle qu’on se retrouve, où qu’on soit .
          Thom a eu la réponse qu’il fallait, jouer ne veut pas dire cautionner.
          C’est un peu facile quand même…
          De toute façon, y a pas beaucoup de pays irréprochables en matière de droits de l’homme !

        • 28 juillet 2017 at 19 h 25 min —

          Cette polémique rend les gens mal à l’aise. Je trouve assez inquiétant que le silence prenne le dessus, que ce soit pour le boycotte ou les violences faîtes aux fans en Turquie. C’est très révélateur d’un climat de peur et de méfiance, merci pour votre pertinente intervention!

  2. 19 juillet 2017 at 22 h 03 min —

    Ca va tranquille comme on dit le meilleur pour la fin. Un setlist de fou. Meme si a milan elle était pas mal et que je me suis régalé pour mon 1er concert mais là. ..

  3. Kunifusa
    20 juillet 2017 at 17 h 10 min —

    Oui, setlist de fou. Mais pour une dernière, il fallait au moins ça. Triste que cette tournée se termine (à quand la prochaine ?? bah l’année prochaine mais bon, pas sûre que la France sera dans cette « little tour ») et en même temps soulagée parce que cette controverse commençait sérieusement à me gaver et à m’attrister.
    RH est un groupe qui est vu comme engagé et politique ; mais là, toutes ces pressions de toutes parts, tout le monde qui s’en mêle, ça devenait presque de la persécution dans la mesure où on les fait passer pour les méchants de service , pour des pro-israëliens (« oppressed », « oppressor », sérieusement Ken ?!), comme s’ils n’avaient pas conscience de ce qui se passe, comme s’ils n’avaient pas réfléchi avant. Et on dira, sans le dire, que Jonny a une femme israëlienne.
    Je crois que la question n’est pas celle de l’utilité, de l’avancement de la cause. Le boycott culturel est avant tout symbolique et éthique. Il s’agit de montrer sa position, ce qu’on pense. L’engagement des artistes, c’est surtout ça. Et puis c’est tout (c’est pas Imagine de John Lennon qui va apporter la paix dans le monde). L’art ne fait pas la révolution, il peut l’accompagner, le glorifier. La réalité est beaucoup plus matérialiste, terrestre. Faîtes un blocus économique, isolez le pays, ça changera peut-être quelque chose et encore (Cuba).
    Bref, la situation dans cette région est très compliquée, je n’y connais pas grand-chose. Mais ce dont je suis certaine, c’est qu’il ne faut pas tout voir sous le prisme de la géopolitique, de l’idéologie, sinon on ne s’en sort pas. Je préfère faire confiance au groupe qui a aussi ses raisons. Et même s’ils peuvent être engagés, ce sont avant tout des musiciens.

    (Concernant le BDS en France, j’ai vu sur fb un post de manif pendant le MS, mais rien sur le site du festival.)

  4. 21 juillet 2017 at 22 h 22 min —

    Sur le fond, Thom a peut-être raison mais il a toujours présenté une conscience politique (le Tibet, quelqu’un ?).

    Bon, on en parle quelque part de la K7 d’OKC ???
    C’est une pure merveille ! 2 inédits, les démos de Let Down, Airbag, Paranoid Android, Nude, No Surprises, Motion Picture Soundtrack et The National Anthem, les boucles de True Love Waits-Pull/Pulk Revolving Doors, Climbing Up The Walls (la version dub, la version orchestrale), Fitter Happier (avec la version piano isolée), découvrir que les sons de FH viennent de Nigel triturant la guitare de Paranoid Android, la programmation du ZX Spectrum pour Let Down, l’extrait écho du final de Karma Police, le live à Montpellier de Man-Of-War etc.

    • The thief
      24 juillet 2017 at 18 h 28 min —

      Les arguments des uns et des autres sont recevables, néanmoins étant donné la complexité de la situation et des enjeux j’attendais un développement un peu plus élaboré de la part de Thom qu’un regrettable doigt.

      Concernant la k7 d’OKC j’apprécie que tu en parles, et vu ce que tu en dis, je regrette d’autant plus qu’ils n’aient pas proposer un coffret CD un peu plus fourni (avec les artworks originaux). J’avais déjà comme beaucoup j’imagine l’album original et les singles. Malgré la qualité des trois inédits c’est un peu léger.
      D’où un petit sentiment de frustration.

      Pas de frustration par contre à l’écoute de la réédition du 50 ème anniversaire du Sergent Poivre des Beatles, C’est la aussi une pure merveille, le mixage de Giles Martin est fabuleux, les prises alternatives et démos sont passionnantes et surtout cerise sur le gâteau celles de Strawberry Fields Forever qui sont sublmes. Sans parler du livret.

      Faudra-t-il attendre les 50 ans d’OKC pour avoir le plaisir d’écouter les merveilles dont tu parles ?

      • 29 juillet 2017 at 20 h 51 min —

        Extrait de Ungemuth dans RnF :
        « Alors, comment sonne cette nouvelle version stéréo ? Elle sonne de manière très différente : elle sonne « moderne ». Elle est « efficace ». Elle est « couillue ». Comme un disque néo psychédélique de 2017. Ce n’est pas du tout le même album : le fond ne bouge pas, mais la forme est ripolinée, couverte de couleurs saturées à la manière de ces filtres Instagram qui promettent un effet vintage à partir d’effets numériques paradoxalement ultra-contemporains. L’affirmation du fils Martin (« On n’entendait pas correctement la batterie, etc. ») est la justification même d’une réflexion qui s’impose : son constat à lui s’inscrit dans les canons de 2017, c’est-à-dire dans la manière dont nous estimons aujourd’hui qu’une batterie et une basse devraient sonner sur un album a fortiori légendaire (nous penserons probablement différemment dans 30 ans). C’est évidemment une ânerie, voire une impasse esthétique totale : le principe des œuvres d’art, on peut remonter aux grottes de Lascaux, c’est précisément qu’elles sont figées dans leur temps comme l’insecte préhistorique dans son ambre. Elles nous apprennent des choses sur leur époque, mais les œuvres d’art plus que les insectes nous rappellent des canons esthétiques oubliés ou en voie de l’être. Elles sont là pour évoquer infiniment un temps fini. Elles n’ont pas pour ambition de s’accorder au nôtre. »
        Ça résume plutôt bien cette énième réédition.

        • The thief
          31 juillet 2017 at 7 h 16 min —

          Je trouve cette critique assez stupide et qu’elle vienne de R&F ne m’étonne pas, la presse anglaise a dans l’ensemble été plutôt excellente.
          Pour mémoire il faut rappeler que le chef d’oeuvre en question est paru en 1967 en mono et que ce n’était pas un choix esthétique mais que cela répondait aux besoin du marché. De ce fait l’énorme travail fait en studio sur quatre piste n’avait pas été finalisé et mixé par George Martin en vue d’une sortie en stéréo; à quoi bon mixer ce qui sera éditer en mono. C’est cette version stéréo non mixée qui était rééditer à chaque fois. Doit on pour autant par fidélité aux oeuvres d’art « figées dans le temps » continuer à écouter Sgt Pepper en mono alors même que les musiciens n’enregistraient pas en mono? Doit-on écouter les enregistrements des années 20 sur des vieux phonographes? Les contrebassistes de jazz des années 30 sont-ils condamnés à rester inaudibles par fidélité à l’époque?

          Certes le mixage de Giles Martin est contemporain et c’est tant mieux il aurait pu justement ajouter des effets vintages comme ces fameux effets stéreo passant d’une oreille à l’autre assez pénibles à l’écoute, il ne l’a pas fait. Il a réalisé un mixage qui rend justice aux musiciens et aux arrangements (il n’y a qu’à écouter When I’m Sixty Four ou Whitin You Whitout You pour s’en convaincre)

          Quand la chapelle Sixtine a été restaurée pour lui restituer les couleurs choisies par Michelange il y a eu des grincheux pour regretter la patine déposée par la fumée des cierges. Moi j’apprécie que la chapelle Sixtine de la pop retrouve les couleurs musicales que ceux qui l’ont réalisé dans les studios d’Abbey Road lui donnaient.

          • 31 juillet 2017 at 9 h 47 min

            Un article sur la postérité de ces deux albums (et d’autres)

            https://www.slate.fr/story/148962/musique-disques-vieillissent-bien

          • 1 août 2017 at 17 h 59 min

            L’album a été enregistré en mono et toutes les versions stéréo ultérieures ne peuvent être fidèle au résultat voulu par George Martin.
            La version ultime est celle de 2009, mono évidemment.
            Pour cette version de 2017, ce n’est plus du remastering, c’est carrément un remix. C’est tellement éloigné de l’état d’esprit initial voulu.

  5. 22 juillet 2017 at 23 h 06 min —

    Incroyable ce concert & quelle playlist !
    Ils pourraient presque s’arrêter là…

  6. stoufleouf
    28 juillet 2017 at 13 h 43 min —

    Pas de « Burn The Witch » sur cette tournée sauf erreur de ma part alors qu’il s’agissait de l’ouverture de la tournée précédente. Bizarre non?

  7. 30 juillet 2017 at 11 h 05 min —

    Si ils l ont joués une dizaine de fois dont 2 fois en europe a oslo et a stockolhm mais par contre pas une seule fois decks dark

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